entretien du potager

Lutter contre les limaces et les escargots naturellement : 7 conseils pour préserver vos plantations

Les limaces ne cessent de grignoter vos salades ? Vous n’en pouvez plus de constater les dégâts de ces animaux gluants et gourmands ? Il est temps de lutter, oui, mais de lutter naturellement contre les gastéropodes ! Les limaces en permaculture ont leur utilité… Mais ces prédateurs de feuilles ont surtout le talent d’énerver les jardiniers. Heureusement, il existe des solutions durables et écologiques : prédation, barrières, répulsifs, pièges... Découvrez 7 solutions pour lutter contre les escargots et les limaces naturellement.

 

Les barrières physiques pour lutter contre les escargots et les limaces naturellement

1. La cloche, un outil de permaculture pour éviter les attaques de limaces au jardin

Les cloches anti-limaces, très utilisées en permaculture.

Les cloches anti-limaces, très utilisées en permaculture.

La cloche est un ustensile multifonction très utilisé en permaculture. Entre autres, ces bulles de protection permettent de lutter contre les limaces naturellement : aucun produit chimique, aucun animal tué. Simplement, une barrière physique.

  • Utilisez des cloches conçues spécialement pour protéger les plantes des escargots et limaces en permaculture.

  • Protégez vos jeunes plants fragiles des gastéropodes, mais également des fraîcheurs nocturnes et du vent le cas échéant.

Cette solution est coûteuse, mais durable et très efficace. De plus, ce répulsif naturel sera rentabilisé au fil du temps : inutile de racheter des pièges à limaces chaque année. 

Vous cherchez une alternative moins chère ? Fabriquez des barrières anti-gastéropodes facilement avec des bouteilles en plastique ! Pensez simplement à l’aération.

2. Cultiver les jeunes plants hors potager pour les protéger des gastéropodes

Les limaces raffolent des jeunes plants. Mettre ses semis en terre ou planter directement au potager peut devenir une réelle angoisse. Une journée de pluie peut suffire à ces animaux baveux pour grignoter toutes vos pousses vertes.

La solution ?

  • Semez vos légumes hors potager, hors de portée du prédateur. Sur des tables, dans des carrés de culture surélevés ou sous un filet de protection.

  • Implantez les végétaux en pleine terre après un bon développement.

Le problème ? Cette solution demande du temps, de l’espace et de l’organisation.

Un filet pour protéger les légumes des limaces de façon écologique.

Un filet pour protéger les légumes des limaces de façon écologique.

La régulation des gastéropodes au jardin, naturellement ou manuellement

3. Veillée nocturne et chasse aux limaces

Ce n’est peut-être pas la réponse que vous espériez. Pourtant, le meilleur outil du jardinier reste les mains, pour planter comme pour gérer les gastéropodes au jardin. Pour éviter de nourrir les limaces et escargots à vos dépens… Vous pouvez organiser des chasses nocturnes.

  • Sortez au potager dans les premières heures nocturnes (surtout par temps humide !).

  • Ramassez tous les limaces et escargots que vous trouverez.

  • Relâchez vos prises dans le compost, s’il n’est pas trop près du potager.

  • Vous pouvez également donner ces prédateurs à salade aux poules, si vous en avez et que les limaces sont en surpopulation.

On le sait : certains jardiniers n’ont plus aucune pitié contre ces êtres rampants et gluants. Pourtant, il est préférable de ne pas tuer cette biodiversité, car les limaces en permaculture sont très utiles. Dans leurs compétences essentielles, on citera la dégradation de la matière organique et la lutte contre les champignons néfastes par exemple.

4. Des espaces de biodiversité pour multiplier les prédateurs naturels des gastéropodes

La solution contre les gastéropodes la plus efficace et la plus durable reste la prédation naturelle. En réinvitant les animaux friands de limaces, vous permettez à la biodiversité de s’autoréguler.

Vous pouvez attirer plusieurs types de prédateurs.

  • Les mammifères : hérissons, musaraignes, etc. Installez des abris pour ces animaux de sorte à les inviter dans votre jardin. Une planche contre un mur, un tas de pierre, de briques, de bois ou même de feuilles mortes feront de parfaits habitats. À placer dans un coin abandonné du jardin. Le compost est également un garde-manger attirant les animaux friands d’insectes… Et de limaces ! Ils pourraient aussi se nourrir sur le jardin : c’est un sacrifice à accepter.

  • Les oiseaux : canards, poules et autres animaux sauvages. Vous pouvez mettre les limaces dans le garde-manger de votre poulailler. Pour attirer les oiseaux non apprivoisés, n’hésitez pas à les nourrir l’hiver et à installer un abreuvoir l’été.

  • Les insectes : les carabes et les staphylins sont des insectes de l’ordre des coléoptères… Et prédateurs des gastéropodes. Comme pour les petits mammifères, ils viendront s’abriter dans des tas de bois autour du potager. N’hésitez pas à installer cet abri à insectes près des crucifères et salades, pour rapprocher les chasseurs du plat préféré des limaces.

Le problème ? Cette solution anti-limaces naturelle peut prendre du temps à se mettre en place. Surtout dans un espace très urbanisé... Pensez donc à installer ces abris naturels dès maintenant, tout en choisissant un anti-limace naturel et « immédiat » de cet article.

La distraction des limaces en permaculture, pour protéger ses plantations de façon écologique

Une limace dans le potager bio !

Une limace dans le potager bio !

5. Les crucifères comme appâts à limace

Les plantes issues de la famille des crucifères (brassicacées) attirent les limaces : choux, moutarde, cresson, roquette, etc. Servez-vous-en comme appât, loin de vos plantes fragiles.

  • Plantez des crucifères « à sacrifier » en dehors du potager.

  • Arrosez ce piège à limaces le soir, sans arroser le potager. Vous hydraterez le reste des plantations plus tôt dans la journée.

  • La nuit, lorsque les gastéropodes sortent de leur nid, ils iront grignoter vos crucifères plutôt que vos salades et jeunes plants !

  • Les crucifères peuvent ensuite servir d’engrais vert pour fertiliser le sol. Voilà une belle solution permaculturelle, dans laquelle rien ne se perd et tout sert plusieurs fois !

6. Les déchets de cuisine pour éloigner les escargots des salades

Les matières organiques fraîchement mortes peuvent également attirer et nourrir les gastéropodes, protégeant ainsi vos précieuses récoltes. Déposez, comme un compost de surface, des adventices coupées et épluchures de légumes dans votre potager. Les limaces préfèreront dévorer votre appât naturel que vos plants.

N’hésitez pas, malgré tout, à planter un peu plus que ce vous espérez récolter. Prenez en compte les limaces dans l’équation et acceptez de leur offrir quelques plantations. Vous serez moins anxieux à chaque attaque.

Une protection physique contre les limaces.

Une protection physique contre les limaces.

7. Les fougères pour faire fuir les gastéropodes

Le saviez-vous ? Les fougères émettent une odeur repoussant les insectes et parasites du potager. Servez-vous-en pour éloigner les limaces en permaculture !

  • Entourez les cultures de fougères fraîchement coupées.

  • Renouvelez votre répulsif à limace naturel quand les feuilles commencent à sécher.

  • Vous pouvez également utiliser un purin de fougère. En plus d’éloigner les nuisibles, il fertilisera votre sol. Encore une solution multifonction !

 

Ça y est ! Vous avez maintenant toutes les clés en main pour lutter contre les limaces en permaculture. Des barrières physiques aux prédateurs naturels, sans oublier les appâts et répulsifs écologiques, vous avez l’embarras du choix. N’oubliez pas que les limaces et escargots font partie de l’écosystème. Ces animaux gluants ont plusieurs fonctions au jardin, comme la décomposition des matières organiques. C’est pourquoi il est recommandé de viser une régulation naturelle des gastéropodes. Pour continuer à gérer votre jardin avec la permaculture, découvrez nos conseils pourfertiliser son sol de manière écologique.

Jardin écologique en mai : tous nos conseils pour réussir !

En mai, fais ce qu’il te plait ! Ce célèbre adage est (presque) vrai au potager. Une fois les Saints de Glace passés, plantations et semis en extérieur seront au rendez-vous. Alors, que faire au potager permaculture en mai ? Quels sont les légumes à planter au milieu du printemps ? Découvrez nos conseils d’entretien du jardin écologique en mai et la liste des semis du mois. Sans plus attendre… Plantons !

 

Les graines et légumes à planter en mai

Les Saints de Glace et les dernières gelées du printemps

On recommande généralement d’attendre la fin des Saints de Glace pour repiquer les semis fragiles en extérieur. Ces trois dates fatidiques marqueraient les dernières nuits de gel : 11, 12 et 13 mai.

Selon votre climat local, il serait même plus prudent d’attendre la Saint-Urbain, le 25 mai, avant d’envisager toute plantation en pleine terre.

Les semis à protéger selon la météo du mois

Selon votre climat local, il vous faudra protéger ces graines du froid. Fragiles, ces jeunes plants ne supporteraient pas le gel des fameux Saints de Glace !

Semez, sous abri ou en pleine terre, les graines suivantes :

  • aneth ;

  • basilic ;

  • origan ;

  • persil ;

  • thym ;

  • ciboulette ;

  • laitue ;

  • laitue asperge ;

  • betteraves ;

  • melons ;

  • céleri branche ;

  • céleri rave ;

  • chicorée ;

  • chou brocoli ;

  • chou chinois ;

  • chou de Bruxelles ;

  • chou de milan ;

  • chou kale ;

  • chou rouge ;

  • chou rutabaga ;

  • chou rave ;

  • poivron ;

  • piment ;

  • pois ;

  • rhubarbe ;

  • concombre ;

  • cornichon ;

  • côte de blette ;

  • courges maxima, moschata et pepo ;

  • courgette ;

  • tomate ;

  • tomate cerise ;

  • fenouil.

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Les semis à planter en extérieur au milieu du printemps

D’autres graines résisteront sans difficulté aux dernières températures fraiches… Tout en profitant joyeusement des rayons du soleil printaniers ! Plantez dans le potager permaculture de mai les graines de :

  • maïs ;

  • carottes ;

  • épinard ;

  • haricot à écosser ;

  • haricot mange-tout ;

  • navet ;

  • oignon ;

  • oseille ;

  • panais ;

  • pastèque ;

  • poireau ;

  • radis ;

  • salsifis.

Les plantations du jardin écologique de mai

Quels sont les légumes à planter en mai ? Voilà une belle sélection de végétaux qui pousseront toute la saison, pour nous permettre de cuisiner des salades rafraichissantes en été. Au milieu du printemps, repiquez au jardin écologique les jeunes plants de :

  • piment ;

  • poivron ;

  • aubergine ;

  • tomate ;

  • chou-fleur ;

  • chicorée ;

  • scarole.

 

L’entretien du potager permaculture en mai : le purin d’ortie

La nature est extrêmement productive, surtout sous le soleil printanier. Cependant, une petite aide écologique n’est jamais de refus ! En permaculture, on utilise de nombreux fertilisants naturels. La star de la saison ? Le purin d’ortie !

Cette potion magique aidera vos jeunes légumes à produire davantage. Voici la recette de cette macération. Malgré son odeur, elle deviendra bientôt votre meilleure alliée.

 

Préparation du purin d’ortie

  • Récoltez vos orties avant leur montée en graines.

  • Séparez et compostez la partie de la tige sans feuilles.

  • Coupez en morceaux les tiges fines et feuilles d’ortie. Plus les fragments seront petits, plus le purin sera efficace. En effet, les éléments nutritifs passeront plus facilement de la plante à la solution. Alors, ne soyez pas avare en coups de ciseaux !

  • Mettez les plantes dans le volume d’eau correspondant : 2 kilos d’orties pour 10 L d’eau. Vous pouvez faciliter le filtrage de votre solution en mettant les végétaux dans un tissu filtrant (un vieux mi-bas, par exemple !).

  • Couvrez votre contenant et placez-le à l’ombre, loin de votre logement de préférence (cela évitera les mauvaises odeurs !).

  • Laissez macérer 2 à 3 semaines dans un lieu ombragé. Mélangez la solution de temps en temps (une fois par jour, idéalement). Cela sentira fort, c’est normal. Pensez bien à couvrir à chaque fois pour éviter les nids d’insectes.

  • La macération est terminée quand aucune bulle ne remonte à la surface, même en mélangeant. Le purin d’ortie est prêt !

 

Application du fertilisant star de la permaculture

L’application du purin d’ortie se fait généralement pendant l’arrosage.

  • Diluez 1 litre de macération dans 10 litres d’eau. Ce mélange est essentiel ! Sinon, vous risqueriez d’ajouter trop d’azote dans le sol. Le fertilisant miraculeux devient alors… Un désherbant.  

  • Arrosez les plantes avec cette solution, tous les 15 jours en plus de votre arrosage écologique habituel. Veillez à ne pas mouiller les feuilles.

Vous nous en direz des nouvelles !

Les (délicieuses !) récoltes du jardin écologique au milieu du printemps

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Le potager permaculture de mai produit de plus en plus de légumes.

  • Les choux sont toujours présents, mais diffèrent des variétés hivernales : chou frisé, brocoli à jets et chou-fleur de printemps se feront une place dans vos cuisines.

  • Continuez à récolter de la mâche, savourez quelques jeunes feuilles d’épinards et boostez vos salades printanières avec de la laitue, de la roquette, de l’oignon blanc ou encore de la betterave.

  • Le légume phare du mois de mai : l’asperge, évidemment ! Dégustez-la en velouté, en salade ou légèrement poêlée pour profiter de toutes ses saveurs.

  • Préparez un bon ragoût ou une tarte de printemps avec du poireau, de la carotte, du navet et des fèves.

  • Du côté des desserts ? Profitez du goût acidulé de la rhubarbe en compote ou crumble.

  • Selon le climat local, vous pourrez également récolter vos premiers fruits rouges : fraises et groseilles, à consommer sans modération !

 

Vous connaissez maintenant nos secrets pour réussir le potager permaculture de mai. Votre routine de jardinage ce mois-ci : semer, planter, arroser ! Pensez également au purin d’orties pour accélérer la croissance de vos légumes du jardin écologique de mai. Vous avez peur des grandes chaleurs estivales ? Préparez-vous en créant dès maintenant des zones d’ombre au potager.

 



Le Potager Permaculture en Avril : plantations, semis et entretien

Ça y est, les beaux jours sont arrivés ! Voyant le soleil printanier réchauffer vos parcelles, vous avez certainement envie de relancer votre jardin écologique. Découvrez dans cet article l’entretien du potager permaculture en avril, les légumes à planter et les semis à faire pour bien démarrer le printemps. 3, 2, 1… Plantez !

Les légumes à planter et semer en avril

Les graines à semer sous abri au début du printemps

Vous n’aimez pas acheter des plants tout prêts ? Vous préférez choisir vos graines et les faire pousser de A à Z ? Alors, ne vous laissez pas avoir par le temps ! Semez dès maintenant les légumes à planter dans les prochains mois. Gardez ces semences fragiles à l’abri des fraicheurs d’avril.

  • Aubergine ;

  • céleri-rave ;

  • céleri-branche ;

  • chou-rave ;

  • chou-fleur ;

  • courges ;

  • courgettes ;

  • concombre ;

  • fenouil de florence ;

  • piment et poivron ;

  • tomate ;

  • haricot à rames ;

  • haricot vert ;

  • patate douce.


 Les semis d’avril à réaliser en extérieur et à protéger

Certaines graines peuvent directement être semées à l’extérieur. Cependant, pensez à les protéger du froid, à l’aide de voiles par exemple.

Betterave ;

chou asiatique ;

concombre ;

cresson ;

épinard ;

laitue ;

mâche ;

navet ;

roquette.

 

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Les semis en extérieur qui résistent aux dernières fraicheurs printanières

Ces graines-là n’ont pas besoin de protection. Un peu de vent, quelques températures fraiches ? Même pas peur ! Les légumes à planter en avril en extérieur et sans protection sont :

oignon ;

oignon blanc ;

carotte ;

fève ;

pois ;

brocolis calabrais ;

brocolis à jets ;

chou rouge ;

épinard ;

laitue ;

panais ;

poireau.

 

Les légumes à planter en avril au potager

Mettre en terre des bulbes et jeunes plants pourra vous faire gagner du temps. Souvent, il y a moins de perte qu’en semant des graines, plus fragiles. Les pousses vertes à installer au potager permaculture d’avril sont les suivantes :

artichaut ;

asperge ;

ail ;

oignon ;

chou-fleur ;

épinard ;

fève ;

pois ;

patate douce ;

pomme de terre ;

tomate ;

cornichon ;

courgette ;

haricot à rames ;

haricot vert ;

laitue ;

chicorée. 

 

L’entretien du potager permaculture en avril

C’est le printemps : les températures remontent et les affaires reprennent au jardin écologique ! Vos actions ce mois-ci seront déterminantes pour la réussite de la saison chaude (et les délicieuses récoltes qui en découleront). Voilà nos conseils d’entretien en avril.

Préparez les parcelles de votre jardin écologique

Difficile de planter dans une terre tassée, dure ou pauvre. Avant toute manipulation de graines ou légumes, prenez le temps de préparer votre sol… Sans l’abimer !

  • Apprenez à faire un diagnostic de terrain pour savoir comment amender votre sol.

  • Si besoin, mettez en place des stratégies de permaculture pour fertiliser le sol.

  • En permaculture, on ne retourne pas la terre. Contentez-vous d’ameublir le premier horizon de sol avec un râteau ou une grelinette. Ainsi, les semis et plants s’enracineront plus facilement.

  • Si ce n’est pas déjà fait, dessinez les lignes de culture et chemins de séparation. Servez-vous de cordes pour tracer des parcelles bien droites.

Mettez en place les structures pour planter les légumes de printemps

Certains végétaux demandent un soutien particulier pour pousser au mieux.

  • Buttez les pommes de terre. Pour cela, formez un tas de terre au-dessus des tubercules. Cela les isole de la lumière. Sans cette opération, les patates deviennent vertes et toxiques.

  • Préparez le tutorage des légumes d’été. Installez des supports sur les parcelles où vous prévoyez de faire les cultures suivantes : aubergines, tomates ou encore haricots. Prévoyez des tuteurs ou des treillages solides.

 

Protégez les plantations des limaces

Les limaces et escargots vont bientôt rejoindre les jardins, attirés par le parfum des jeunes salades. Évitez les produits peu écologiques et dangereux pour la biodiversité. Voilà quelques pièges maisons, économiques et recommandés pour le potager permaculture d’avril.

  • Piège à bière : remplissez une coupole de bière et recouvrez-la partiellement avec une fine planche lisse. Les limaces viendront boire la bière, sans pouvoir repartir.

  • Piège de bourrache : les feuilles de bourrache présentent des petits picots que les limaces ne franchissent pas. Entourez vos parcelles sensibles avec des feuilles de bourrache.

  • Piège à cendre : Épandez cette poudre zéro-gaspi autour de vos plants de salade. Les limaces se dessécheront avant de pouvoir manger vos cultures.

 

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Les récoltes du jardin écologique d’avril

Sortez vos paniers, préparez vos casseroles : voilà les fruits et légumes à savourer au potager permaculture d’avril.

  • Pour préparer une bonne salade de printemps, récoltez laitue, mâche, asperge ou encore roquette.

  • Pour des plats chauds bourrés de vitamines et minéraux, les légumes d’avril vous régalent : poirée (une variété de bette dont vous pouvez consommer les côtes), brocoli à jets, chou frisé, chou-fleur de printemps, épinards et poireaux par exemple.

  • Assaisonnez vos recettes avec les oignons blancs du jardin.

  • Préparez des desserts savoureux avec de la rhubarbe fraiche. En tarte ou en compote, mélangé à des fruits de saison, ce légume sucré ajoutera un délicieux goût acidulé.

 

Vous savez maintenant comment vous occuper de votre potager permaculture en avril. Légumes à planter, graines à semer, préparation de la terre et des tuteurs, etc. Vous avez de quoi occuper vos après-midi printanières… Tout en profitant des premiers rayons de soleil ! Vous avez besoin de soutien pour choisir les bonnes semences ou entretenir votre jardin écologique ? Découvrez nos différentes offres.



Le Diagnostic de Terrain pour savoir où faire son potager

Ne faites pas la même erreur que presque tous les jardiniers en herbe ! Quand on souhaite créer son potager écologique, on se renseigne généralement sur les méthodes de culture. Buttes, fertilisants naturels, associations de plantes… C’est oublier une étape cruciale à tout projet de jardin nourricier : le diagnostic de terrain. Dans cet article, apprenez à observer les sites disponibles pour savoir où faire votre potager. Découvrez comment analyser le sol très simplement. Bref : mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre potager permaculture.

Pourquoi analyser son terrain avant de lancer un potager en permaculture ?

L’utilité du diagnostic de terrain

La première étape avant toute création de jardin en permaculture est l’observation du terrain.

  • Ce diagnostic permettra avant tout de savoir où faire un potager.

  • L’analyse de l’emplacement vous indiquera les éventuelles améliorations à apporter pour optimiser vos chances de réussites.

  • Cette étape de préparation vous permettra de réfléchir aux différentes opportunités de votre terrain.

Les deux types de facteurs à observer pour choisir l’emplacement de son potager

On distingue deux types de facteurs permettant de caractériser un site susceptible d’accueillir un potager.

  • Les facteurs abiotiques : ce qui ne tourne pas autour du vivant, mais est lié à l’écosystème. Cela inclut le climat, les qualités physiques d’un milieu, la topographie du terrain, etc.

  • Les facteurs biotiques : ce qui est vivant, soit la flore et la faune spontanée sur le site.

 

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Observer les caractéristiques du terrain pour savoir où faire son potager

Passons maintenant aux choses sérieuses : le diagnostic de terrain. Cette première observation de votre jardin vous aidera à savoir où faire un potager.

Commencez par considérer les facteurs abiotiques, c’est-à-dire les caractéristiques de ce qui n’est pas vivant dans l’écosystème.

L’espace disponible pour un potager

Cela semble évident, mais la première caractéristique à prendre en compte est l’espace disponible pour faire un potager.

Nous conseillons un espace de 40 m² pour deux personnes. C’est suffisant combler une bonne partie des besoins en fruits et légumes.

Ne soyez pas trop gourmand : commencez petit. Vous agrandirez l’espace au fil du temps… À condition d’avoir prévu un emplacement suffisamment vaste. 

L’ensoleillement du terrain

On ne vous apprend rien : pour pousser, les plantes ont besoin de soleil. On peut ajouter de l’ombre à un terrain trop exposé, mais l’inverse est rarement possible. Prenez donc le temps de calculer l’ensoleillement de votre parcelle, en hiver comme en été.

N’oubliez pas que de grands bâtiments ou arbres peuvent créer des zones d’ombre importantes… Et ralentir la croissance de vos végétaux.

  • Évitez de créer votre potager sur un site trop ombragé. Visez un ensoleillement de 6 h minimum par jour.

  • Orientez votre potager vers le sud ou l’ouest pour bénéficier d’un maximum de lumière.

Le paramètre de l’ensoleillement est indispensable : ne le négligez pas !

La présence d’eau dans le jardin

L’eau est essentielle au potager, même en permaculture. Préférez placer votre potager près d’un point d’eau.

Sachez néanmoins que de nombreuses méthodes d’arrosage écologique existent. L’utilisation d’oyas ou du goutte-à-goutte par exemple permet d’économiser l’eau (et son transport !).

Votre terrain est en pente ? Envisagez dès maintenant de profiter de la topographie pour récupérer les eaux de pluie. Elles tomberont naturellement vers le bas du terrain.

Un site à l’abri du vent

On en parle assez peu, mais le vent peut avoir des effets délétères sur le potager : dessèchement des feuilles et de la terre, déracinement, perte de sol…

Choisissez donc un lieu assez abrité du vent. Comment s’en assurer ?

Vous pouvez simplement accrocher un tissu en haut d’une perche, elle-même plantée à l’endroit où vous souhaitez faire un potager. Observez votre anémomètre improvisé à des horaires différents.

Le tissu est en permanence tendu par le vent ? Le site n’est pas idéal pour la création d’un jardin en permaculture… Si vous n’avez pas d’autres solutions, pensez à implanter une haie brise-vent.

L’accessibilité du terrain

Le facteur de l’accessibilité n’impactera pas tellement les plantes, mais plutôt le jardinier. Et c’est un facteur à ne pas négliger !

Un terrain trop en pente ou trop accidenté sera plus difficile à travailler et plus fatiguant. Le jardinage doit rester un plaisir, n’oubliez pas !

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Diagnostiquer le sol pour définir l’emplacement de son potager

Vous avez trouvé un terrain suffisamment ensoleillé, protégé du vent, avec une bonne accessibilité et un point d’eau à proximité ? Parfait ! Voyons maintenant si le sol est de bonne qualité.

La profondeur du sol

Commencez par vérifier la profondeur du sol.

  • Essayez de creuser sur plusieurs dizaines de centimètres. Si vous tombez sur une dalle de béton ou des canalisations, faites demi-tour ! Les plantes ont besoin d’une bonne profondeur racinaire.

  • Trouvez un espace assez éloigné des arbres. Ces derniers devraient être en bordure du potager, pas trop proche des plantations. Sinon, les grandes racines pourraient rivaliser avec les jeunes légumes.

Les caractéristiques physiques du sol

La structure de votre sol est primordiale pour créer un potager. Un sol lourd ou trop argileux n’est pas propice aux cultures… Pas plus qu’une terre trop légère ou trop sableuse.

Le test du boudin pour connaitre la composition de la terre

Des tests simples permettent d’évaluer les caractéristiques principales de votre sol et trouver l’endroit parfait où faire un potager. C’est le cas du test du boudin.

Pour le faire, il vous suffit de prendre une poignée de terre. Humidifiez-la. Essayez ensuite de former un boudin de 5 mm de diamètre et 10 cm de long. Observez le résultat.

  1. Le boudin est infaisable, la terre s’effrite : moins de 10 % d’argile.

  2. La terre forme un boudin difficilement : moins de 20 % d’argile.

  3. La terre forme un beau boudin lisse : entre 20 % et 25 % d’argile.

  4. Le boudin peut former un cercle en joignant les deux extrémités : plus de 30 % d’argile.

L’idéal est de se trouver entre 20 et 25 % d’argile.

  • En dessous, la terre, trop sableuse, ne retiendrait pas assez d’humidité. Les plantes risqueraient de s’assoiffer.

  • Au-dessus, la terre est trop compacte et imperméable. Les racines ont du mal à se frayer un chemin et la plante peut mourir asphyxiée.

Si la quantité d’argile de votre sol n’est pas adaptée, un travail du sol sera primordial avant de lancer votre potager.

Des tests complémentaires

Vous pouvez réaliser des tests plus approfondis pour savoir où faire votre potager. Les plus importants sont le test de pH et la recherche d’éléments polluants dans le sol.

Pour aller plus loin, faites appel à nos experts. Nous vous accompagnerons dans la réalisation d’un diagnostic de votre terrain et vous aiderons à retravailler votre sol.

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Reconnaitre la faune et flore spontanée sur sa parcelle de permaculture

Maintenant que vous connaissez les caractéristiques abiotiques de votre terrain, vous pouvez vous pencher sur ses habitants : ce sont les facteurs biotiques. Quelles plantes poussent spontanément sur le sol ? Quels animaux peuplent votre terre ?

Ces observations vous donneront de précieuses informations sur la richesse du terrain.

  •  Observez les plantes spontanées pour identifier les endroits fertiles du jardin. Chercher les plantes indicatrices, caractéristiques d’un certain type de sol. Les orties, par exemple, poussent dans les endroits riches en azote. Ce nutriment est essentiel pour les plantes du potager. Vous adapterez la quantité de fertilisant ou compost en fonction de ces observations.

  • Évaluez le nombre d’espèces de plantes présentes. Avoir une flore diversifiée permet d’accueillir un large panel d’insectes. Les végétaux de votre site vous semblent tous semblables ? Pensez à implanter des haies champêtres ou bocagères pour accueillir la faune.

  • Évaluez le nombre d’espèces d’insectes. Une faune diversifiée est la meilleure amie du jardinier ! En effet, les insectes se régulent naturellement, tout en apportant de multiples bénéfices à l’écosystème. Les pollinisateurs ont par exemple le rôle essentiel d’assurer la reproduction des plants.

 

Vous savez maintenant où faire un potager ! Prenez en compte tous les facteurs ci-dessus pour faire un choix stratégique. Gardez en tête les caractéristiques essentielles : l’ensoleillement, l’eau et la qualité du sol. N’oubliez pas : très peu de terrains sont parfaits. Ayez cependant conscience des contraintes, pour en faire de belles opportunités. Alors, prêts à commencer votre potager ?