création de potager

TOP 10 des raisons (méconnues) de faire son potager !

Pourquoi jardiner ? Quand on peut tranquillement aller au (super)marché du coin pour acheter ses légumes, cultiver ses propres plantes semble beaucoup de travail. Pourtant, vous aimez sûrement sortir dans votre jardin, regarder les fleurs pousser ou arroser vos quelques pots d’aromates. Et si ces petits plaisirs pouvaient devenir une habitude épanouissante ? Pour enfin passer à l’action et convaincre toute votre famille de semer avec vous, découvrez les 10 meilleurs avantages du potager écologique (le 5e semble inattendu !). 




1. Mangez des légumes ultras frais 

Midi approche. Vous vous demandez ce que vous pourriez bien manger pour déjeuner… Vous sortez dans le jardin, regardez les légumes mûrs. Aller, en entrée, ça sera une salade de tomates avec un filet d’huile d’olive et quelques feuilles de basilic. En plat, quelques haricots verts frais et une bonne omelette. 

Vous cueillez vos tomates gorgées de soleil, votre basilic parfumé et vos haricots d’un vert vif. Une petite demi-heure plus tard, vous êtes prêt à déguster !

Pas de légumes en conserve, pas de tomate au goût d’eau, pas d’aromates surgelés. Seulement du frais, et même de l’ultra frais ! Et ça, ça fait la différence.  

La route est courte du jardin à l’assiette. C’est bénéfique pour l’environnement (mais on y reviendra, un peu de patience !), mais aussi pour votre palais. Eh oui ! Vous cueillez les fruits à maturité optimale pour les déguster immédiatement. Vous profitez alors d’une qualité gustative unique et d’une texture optimale. Miam ! 

Légumes-frais.jpg

2. Une totale transparence pour une bonne santé

Pas de pesticides dans les légumes du jardin...

Vos légumes n’ont plus aucun secret pour vous. 

Provenance, pesticides, condition de travail des producteurs… Toutes ces questions n’ont pas lieu d’être : le producteur, c’est vous ! La localité, c’est ici ! Vous savez de source sûre (c’est-à-dire vous-même) que ces légumes sont ultra bio. Pas de produits chimiques, pas d’abeilles tuées dans les champs. 

… Mais des nutriments à gogo !

Résultat ? Vous prenez soin de votre santé. D’abord, vous évitez les résidus de pesticides, pouvant créer un effet cocktail explosif dans le corps. Mais, en plus, vous consommez une véritable bombe de nutriments (mais une bombe bénéfique cette fois, vous suivez ?).

Saviez-vous que le brocoli perd ¼ de ses vitamines C après seulement 3 jours de stockage à température ambiante ? Ce chou délicieux n’est pas une exception. Même au réfrigérateur, les épinards perdent par exemple ⅓ de ces mêmes nutriments en 3 jours (source). Incroyable… Mais vrai !

Avec les légumes du jardin, vous n’avez pas ce problème. Vous récoltez « à la demande » et consommez 100 % (ou presque) des nutriments. Votre corps vous dit merci ! 

3. Valorisez votre jardin

En cultivant vos propres légumes, vous redonnez une identité à votre jardin. À nouveau utile, cet espace revient au cœur de la famille.

Jour après jour, saison après saison, année après année, vous admirez votre potager écologique se transformer et s’embellir. La vie y revient, s’y développe. Vos voisins vous demandent des conseils, attendent vos secrets (vous pouvez les rediriger vers le blog de Rubus ;).)

Vous êtes fier.ère de votre jardin, et vous avez bien raison ! 

4. Une invitation au partage

Alors qu’on s’isole de plus en plus derrière nos écrans, le potager en permaculture est une véritable invitation au partage. 

Petits et grands s’y promènent, apprenant les uns des autres. Les plus âgés se souviendront peut-être d’un temps où les champs étaient plus proches des villes, partageront leurs souvenirs. Les enfants demanderont avec une curiosité pétillante le nom de chaque plante, de chaque légume, de chaque pollinisateur. 

Le week-end, profitez de ce bel espace écologique pour inviter des amis ou voisins, dans un moment de convivialité. En semaine, rassemblez vos collègues autour des tomates cerises fraîches du potager d’entreprise pour une parenthèse de détente. 

Oui oui, c’est tout ça que le potager écologique vous offre. Et bien plus... 


5. Un moment relaxant

Relaxant, le jardinage ? Cet avantage du potager écologique peut vous sembler farfelu, voire menteur ! Et pourtant… 

Une routine de jardinage est une réelle bulle de détente. Écoutez le son régulier de l’eau qui arrose les plantes ou des abeilles qui butinent. Concentrez-vous pleinement sur le moment présent en retirant les gourmands de vos tomates ou en semant vos radis. Humez le parfum du thym, du persil et même de la terre fraîche. Vous y êtes ? 

Cette reconnexion à la nature et au vivant permet de se relaxer. Une séance de jardinage se rapproche finalement d’une méditation productive ! 

Pourquoi jardiner ne pourrait pas aussi vous détendre au travail ? C’est possible, avec un potager écologique d’entreprise. Ce type d’initiative est fabuleux pour améliorer le bien-être au travail… Et la productivité (entre deux pauses gourmandes, en tout cas !).


6. Cultivez vos connaissances 

Dans un potager écologique, on ne cultive pas seulement les fruits et légumes. On cultive aussi ses connaissances !

Pour les plus jeunes, ou les plus débutants, le premier contact avec la permaculture attise la curiosité. Tout est source d’apprentissage, de la limace grignotant les salades aux courgettes poussant mieux ici que là. Le potager écologique est un lieu d’expérimentation, et de progrès par l’observation.

Même pour les plus expérimentés, le jardin réserve toujours de belles surprises. 


7. Gagnez en autonomie alimentaire

Cela semble évident, c’est pourtant un des avantages majeurs du potager écologique : on gagne en autonomie alimentaire. Et ce n’est pas rien !

Vous cultivez vos propres légumes pour vos plats mijotés et salades d’été, vos propres fruits pour vos tartes et compotes. Vous récoltez même vos plantes aromatiques pour les tisanes et assaisonnements. 

Fini les légumes venus du bout du monde. Fini les pénuries de carottes au supermarché. Vous avez tout ce qu’il vous faut (ou une partie, au moins) derrière votre maison, voire sur votre balcon. 

Plutôt rassurant (et économique !), non ?


avantage-potager-ecologique.JPG

8. Personnalisez votre espace 

Pourquoi jardiner ? Pour avoir un espace à votre image ! Le potager en permaculture est personnalisable à l’infini ! 

Bacs, carrés potagers, buttes de permaculture, planches de culture… Laissez libre cours à votre imagination. Grâce aux mandalas et autres plans de potagers originaux, vous transformez votre cour en un lieu esthétique et unique. 

Vous personnalisez aussi les récoltes en plantant vos fruits et légumes préférés, au fil des saisons. 

Vous pouvez même choisir des accessoires de jardin qui vous ressemblent : oyas artisanaux, pots de fleurs peints en famille ou grelinette dernier cri. 


9. Diminuez votre impact carbone

Voilà certainement l’un des avantages du potager écologique dont nous avons le plus besoin en ce moment : la diminution de l’impact carbone. 

C’est assez logique, quand on y pense : en limitant vos trajets en voiture vers les magasins, vous évitez l’émission de gaz à effet de serre. 

Mais ce n’est pas tout ! En retrouvant l’amour des bons légumes et des bons petits plats maison, vous limitez de plus en plus vos achats au supermarché. Banco : encore un acte écologique.

Enfin, et c’est moins connu, vous permettez de stocker du carbone. Oui oui, vous avez bien lu : votre petit potager écologique prend du carbone de l’atmosphère et l’enferme dans son sol et ses plantes (source, entre autres). Bien joué ! 

Biodiversité-potager-ecologique.jpg

10. Améliorez la biodiversité locale

Dernier bénéfice du potager permaculture, et non des moindres : la protection de la biodiversité locale ! 

Vous offrez aux insectes un espace sans pesticides et riche en plantes diverses. Les pollinisateurs s’en donnent à cœur joie : abeilles, bourdons, papillons, etc. Plantez des fleurs mellifères pour leur servir un délicieux festin.

De plus, vous offrez de la nourriture, de l’eau (éventuellement) et des abris aux oiseaux. Soyez prêt à leur offrir les branches les plus hautes de vos arbres fruitiers.

Enfin, vous entretenez une biodiversité invisible, mais essentielle : les microorganismes des sols. Bactéries, champignons et vers de terre se multiplient sous vos pieds, aidant vos plantes à pousser, survivre et se développer. 


Vous vous demandiez pourquoi jardiner... La vraie question est : qu’attendez-vous ?

Jardiner est bon pour la santé, pour sa vie sociale, pour sa matière grise, pour la planète… Alors, qu’est-ce qu’on attend ?

On a beau connaître les avantages du potager écologique, le passage à l’action est parfois compliqué. Manque de temps, manque de connaissances, manque de matériel… L’envie est là, mais le reste semble absent !

Alors, que faire ? 

Alors, quand est-ce qu’on se retrouve dans votre jardin ?


Créer un Jardin écologique sur son Balcon : nos conseils pour un petit potager urbain réussi

Vous voulez créer une bulle de permaculture sur votre balcon ? Quelle bonne idée ! Malgré les petites surfaces, les potagers urbains sont une merveilleuse occasion de produire une partie de ses fruits, légumes et plantes aromatiques. À Paris, Bordeaux, Toulouse ou Lyon, les terrasses s’ornent de végétaux comestibles. Découvrez les 3 étapes indispensables pour créer un petit potager urbain écologique et récolter légumes et aromates sur vos bords de fenêtres !



1. Diagnostiquer son balcon avant d’y installer un petit potager urbain

Avant toute installation de potager sur son balcon, il est indispensable de réfléchir au projet ! Que souhaitez-vous récolter ? Quelles sont vos ressources ? Fixez-vous des objectifs réalisables en fonction du contexte et votre lieu de vie. Un petit balcon à Paris, entouré de grands immeubles, n’aura pas le même potentiel qu’une terrasse bien ensoleillée à Bordeaux, Lyon ou Toulouse.

Voilà 3 éléments clés à évaluer pour bien préparer votre espace de permaculture sur balcon.

L’exposition au soleil de son balcon

Vérifiez avant tout l’ensoleillement de votre balcon. Le choix des plantes à cultiver dépendra de l’exposition disponible.

  • Mettez un rappel sur votre téléphone à plusieurs heures de la journée.

  • Observez, pendant une semaine minimum, l’ensoleillement de votre balcon a différents horaires.

Le soleil arrivant sur votre terrasse urbaine dépendra de :

  • l’orientation : plein sud est idéal, le nord est à éviter ;

  • les obstacles : un arbre fait de l’ombre à votre balcon ? Un grand immeuble cache le soleil ? Certaines plantes ne pourront pas être cultivées sur votre terrasse.

L’exposition au vent de sa terrasse urbaine

Tâchez également d’évaluer l’intensité du vent sur votre balcon.

  • Attachez un chiffon au bout d’un manche à balai.

  • Placez votre anémomètre maison au centre de votre espace extérieur.

  • Observez le chiffon à plusieurs heures de la journée, pendant une semaine minimum.

Si le chiffon est toujours levé, c’est que votre balcon est exposé au vent. Certaines plantes, comme les grimpantes, s’y accommodent mal.

L’espace et les ressources disponibles pour son petit potager urbain

Enfin, l’usage de votre espace de permaculture sur balcon dépendra de l’espace disponible… Et le temps que vous souhaitez y accorder !

  • Certaines méthodes permettent de gagner de l’espace, comme les jardinières sur rambardes ou les colonnes de plantes. Attention cependant au poids auquel résiste votre balcon.

  • Un potager de balcon demande généralement 1 à 3 h de jardinage par semaine. Pas plus !

 

2. Choisir les plantes à cultiver sur son balcon écologique

Passons maintenant à l’étape amusante : le choix des plantes ! C’est le moment de rêver, de laisser aller vos envies… Avant de vérifier leur compatibilité avec un potager permaculture sur balcon.

Conseils généraux sur le choix des plantes de balcon

  • Veillez à sélectionner des végétaux dont les racines sont peu profondes. C’est le cas des aromates en particulier.

  • Optimisez votre petit potager urbain en semant des plantes vivaces, donnant plusieurs récoltes dans l’année. Les fraisiers sont idéaux par exemple : résistants, petits… et délicieux !

  • Compléter les plantations avec des légumes saisonniers.

  • Favorisez les plantes en hauteur, qui occupent peu de surface au sol… Mais valorisent l’espace vertical de votre balcon. Vous préfèrerez par exemple un plan de tomate ou de poivron à une salade ou des courgettes.

  • Pour optimiser l’espace, cultivez des plantes de balcon qui assaisonneront vos repas toute l’année. C’est le cas des piments par exemple : un plant vous offrira une dizaine de légumes, à faire sécher et réduire en poudre pour la conserver. 

Les légumes à récolter en permaculture sur son balcon

Votre terrasse est bien exposée ? C’est parfait pour un petit potager urbain ! Voilà quelques végétaux comestibles parfaits pour le balcon.

  • Les tomates et piments poussent bien en été sur les terrasses ensoleillées. Coupez les gourmands et guidez-les en hauteur pour économiser de la place au sol. Par exemple, servez-vous de votre balustrade comme support pour les élever. Vous pouvez également placer un treillis sur les murs de votre balcon.

  • Faites pousser des laitues, mâches ou de la roquette : leur culture est facile et la récolte peut se fait au besoin. Attention, ces légumes sont volumineux au sol.

  • Les choux kale, à la fois plante ornementale et légume du potager, sont une bonne option. Cueillez-les feuille à feuille.

  • Plantez de l’ail, oignon et des radis, des condiments peu profonds qui poussent facilement en permaculture sur balcon.

  • Les aromates sont idéaux en petit potager urbain. Plantez sauge, thym et romarin de manière permanente. Conservez de la place pour le basilic, la ciboulette, coriandre et les diverses herbes aromatiques de saison. Adaptez le choix des plantes à l’ensoleillement et l’exposition au vent.

 

Fleurs-balcon.jpg

Les plantes ornementales sur un potager de balcon écologique

Choisissez vos plantes ornementales en fonction de l’espace disponible, de leurs avantages permaculturels et de l’exposition au vent et au soleil de votre balcon.

  • Les œillets d’Inde sont des fleurs magnifiques, faciles à cultiver sur la terrasse, qui éloignent les insectes des légumes.

  • Pour un potager exposé au vent, plantez des lianes solides et persistantes dans les espaces les plus abrités. Le faux jasmin, les érables du Japon ou le fusain d’Europe par exemple.

  • Sur une terrasse peu ensoleillée, plantez des végétaux d’ombre : l’helxine, les pervenches, les pétunias et différentes fougères par exemple.

 

3.      Mettre en place les pots et jardinières en permaculture sur son balcon

Voilà l’étape la plus difficile pour certains : la mise en place du potager urbain sur la terrasse !

Choisissez un matériel adapté à la culture sur terrasse urbaine

Un grand bac offre un écosystème plus résilient que plusieurs jardinières isolées les unes des autres. Pour créer un espace de permaculture sur balcon, préférez donc la première option !

Les systèmes racinaires des plants potagers sont très divers en profondeur et largeur. Ils demanderont différentes formes de pots et jardinières.

  • Pour les tomates et piments, favorisez des jardinières avec au moins 30 cm d’épaisseur de substrat. De même pour les aromates comme le romarin et le thym.

  • Les laitues, mâches et roquettes s’accommodent à des épaisseurs plus faibles si besoin.

  • Prévoyez au moins 20 cm pour l’ail, l’oignon et les radis roses. Le légume doit avoir la place de se développer sous terre !

  • Le chou kale, plus gourmand en espace, nécessite au minimum 50 cm de profondeur de terre et de diamètre.

Les plantes ornementales vivaces nécessiteront une épaisseur de substrat plus importante pour survivre sur le long terme.

  • Pour les grimpantes ou arbustes, choisissez des jardinières de 60 cm à 1 m de haut. Remplissez 1 tiers de votre pot avec des billes d’argiles ou de la pouzzolane : cela favorisera le drainage et limitera le poids du potager sur balcon.

  • Pour des plantes d’ombre, de type couvre-sol et fougère, 20 à 30 cm de terre suffiront.

aromates-pot-balcon.jpg

 

Améliorer la production de ses plantes de bord de fenêtre

Pour optimiser la production de votre balcon, utilisez une méthode célèbre de la permaculture : la lasagne ! Cette technique écologique consiste à empiler des strates de matières organiques, pour créer un fertilisant écologique directement dans le sol. L’avantage ? Vous pouvez aussi le faire dans vos pots et jardinières !

  1. Commencez par récolter de la matière sèche (feuilles mortes, brindilles, herbe de tonte séchée, etc.) et organique (épluchures de fruits et légumes accumulées pendant la semaine ou auprès des voisins).

  2. Choisissez un pot ou une jardinière assez haute, pour avoir la place d’empiler les couches de matière organique.

  3. Réalisez votre lasagne de balcon en alternant les couches de matière sèche et d’épluchures fraiches. Commencez toujours par une belle épaisseur sèche au fond : cela permet d’absorber l’humidité et d’aérer le substrat.

  4. Aux 2/3 du pot, tassez un peu, mouillez votre lasagne et laissez reposer un ou deux jours.

  5. Recouvrez ensuite la matière organique d’un substrat spécial pots et jardinières. 5 à 10 cm de terreau suffisent.

Voilà, votre lasagne de permaculture sur balcon est prête ! Il ne reste plus qu’à planter.

Optimiser l’espace de son potager sur balcon

Plantez vos légumes de manière à optimiser l’espace en 3D. Par exemple :

  • placez des haricots ou plants de tomates en hauteur ;

  • couvrez le sol avec des salades ou radis ;

  • occupez les profondeurs avec quelques plants d’ail ou oignon ;

  • comblez les espaces libres avec les plantes aromatiques de saison. Leur cycle de croissance court est très pratique !

Cette technique de permaculture, idéale sur les balcons, vous fera gagner beaucoup d’espace.

 

Vous connaissez maintenant les 3 étapes pour créer un potager en permaculture sur votre balcon : préparer son projet, choisir les plantes, appliquer des techniques écologiques d’optimisation de la production. Prêts à cultiver en ville ? Pour passer à l’action facilement, découvrez mois après mois notre sélection de graines écologiques et de bonne qualité.

plan de potager : les 5 étapes indispensables pour un jardin productif

Vous avez un terrain pour planter vos propres légumes ? Parfait ! Mais, où les planter, ces fameux légumes ? Faire son plan de potager est une étape qui ne doit pas être prise à la légère. On ne sème pas au hasard en espérant que les végétaux poussent. Encore moins en permaculture ! Découvrez dans cet article les 5 étapes indispensables pour organiser son potager permaculture.

1. Réfléchir à ses besoins et disponibilités pour savoir quoi planter au potager

Avant de mettre les mains dans la terre, il va falloir se triturer les méninges. Imaginez votre potager idéal… Comment serait-il ?

Évaluez vos besoins en végétaux

Commencez par penser à vos besoins et envies en termes de plantes. Fruits, légumes, fleurs et même arbres : faites-vous plaisir !

  • Plantes ornementales : réfléchissez aux couleurs, aux volumes, aux textures pour dessiner un potager esthétique. Certains végétaux décoratifs peuvent être consommés, en tisanes du jardin par exemple. Pensez-y !

  • Plantes alimentaires : produisez les fruits et légumes dont vous avez envie. Notez les variétés que vous préférez… En faisant attention à l’espace disponible.

Coupe Saint Leu copy.png

 

Définissez vos disponibilités pour jardiner

Nous n’accordons pas tous le même temps au jardinage. Or, ce paramètre est indispensable pour bien organiser son potager permaculture. Alors, qu’en est-il de votre emploi du temps ?

 

  • Quelques heures par semaine : pas le temps pour les semis ! On vous conseille de commander vos plants prêts à être repiqués. Dédiez votre temps aux récoltes et à l’entretien du potager.

  • Environ 1 h par jour : cela vous laisse le temps de faire vos semis, d’entretenir raisonnablement votre potager et de profiter de belles récoltes. Peu de chances d’atteindre l’autonomie alimentaire, mais cela assurera déjà de bons repas du jardin !

  • Environ 2 h par jour, ou plus : cette durée vous permet d’apporter un entretien approfondi à votre potager. Vous optimiserez vos rendements ! Vous pourriez aussi cultiver une plus grande surface. Prenez le temps de vous rapprocher de vos producteurs locaux. Ainsi, vous trouverez des semences et des plants écologiques.

Moins de temps signifie moins de récoltes… À moins de vous faire accompagner ! Pour vous permettre de déguster vos fruits et légumes sans sacrifier vos week-ends, nous proposons des forfaits d’entretien de potager.

 

2. Comprendre son terrain pour bien organiser son potager permaculture

Avant tout, faites un diagnostic de terrain pour choisir le bon emplacement pour votre potager. Vous saurez ainsi où planter et comment amender la terre.

Mais, que planter ?

En plus d’adapter les cultures à la nature du sol, il vous faudra vous adapter au climat.

En France, on en identifie 5.

  • Océanique.

  • Océanique altéré.

  • Semi-continental.

  • Montagneux.

  • Méditerranéen.

Voilà une carte des climats en France : https://meteofrance.com/comprendre-climat/france/le-climat-en-france-metropolitaine

Alors ? Sous quel climat est votre potager ? Les saisons ne se ressentent pas de la même façon dans ces différents climats. Vos pratiques culturales (et le choix des plantes) sont donc à adapter !

3. Dessiner son potager en permaculture : les parcelles et chemins

Il est maintenant temps de délimiter vos parcelles, de frayer des chemins… Bref, de dessiner votre potager.

Mandala+Dessin.jpg

Deux structures de jardin possibles

  • Pour organiser son potager permaculture, rien ne vaut les mandalas ! Cela donne un résultat esthétique et extrêmement productif. En revanche, cela demande un peu de travail et d’espace. N’hésitez pas à nous demander conseil pour faire ce plan de potager.

  • Une structure de plantation plus simple consiste à faire des lignes ou carrés de culture. Pour mettre en place ce type de jardin, munissez-vous de bâtons et de cordes. Plantez les bâtons à chaque extrémité des lignes, tendez une corde… Le tour est joué.

Quelques conseils supplémentaires pour faire son plan de potager

  • Pensez toujours à l’accessibilité : dessinez des chemins pas trop épais, mais praticables. Quant aux parcelles, chaque centimètre carré doit-être accessible par vos petites mains pour planter, désherber, récolter… Alors, mesurez !

  • Pour recouvrir les chemins, utilisez de la sciure de bois, des planches, des dalles, du gravier… Bref, ce que vous avez sous la main, et qui empêchera l’accumulation de mauvaises herbes.

  • Pensez à indiquer l’emplacement de votre arrosage écologique sur le plan de potager.

 

4. Faire son plan de potager : les plants et associations

Vous avez la structure de votre jardin… Il est maintenant temps d’organiser votre potager permaculture en y plaçant les végétaux.

Trois paramètres sont à prendre en compte : les associations de culture, les plantations précédentes et les caractéristiques de votre terrain.

Organiser ses plantations en utilisant les associations de culture

Une des techniques de permaculture consiste à planter sur la même parcelle des végétaux qui pourront s’entraider. Voilà quelques exemples d’associations qui fonctionnent très bien.

  • Association printanière : Carotte et radis. Mélangez les graines des deux légumes et semez-les en rangs serrés. Les radis à croissance rapide offriront la protection nécessaire aux jeunes plantules de carottes. Récoltez ensuite les radis à maturité afin de laisser l’espace aux carottes et d’éclaircir naturellement la parcelle.

  • Association estivale : Les trois sœurs, maïs, haricot et courge. Dans cette fameuse association, le maïs servira de support aux haricots et d’ombre pour la courge. Cette dernière couvrira le sol de ses larges feuilles. Repiquez vos plants de courges après le développement partiel de ses compagnons.

  • Association automnale : Navet, épinard, laitue. Cultivez ces 3 légumes sur le même rang. Récoltez, au fur et à mesure de vos besoins, épinards et laitues. Cela libèrera de la place pour les navets.

  • Association hivernale : Ail et mâche. Plantez en automne pour récolter la mâche au fur et à mesure de l’hiver. La salade couvrira le sol, tandis que l’ail assainira votre butte.

Espace 63m2 - Rubus Services.png

Planter en prenant en compte la culture précédente

Pendant l’année, pensez à faire une rotation de culture. C’est-à-dire ? Ne cultivez pas les mêmes plants sur la même parcelle. Alternez plutôt les végétaux en fonction de leurs besoins en nutriments, de sorte à ne pas épuiser votre sol.

Par exemple, plantez des haricots après les tomates. Ces fruits charnus sont gourmands en azote. Les légumineuses ont, à l’inverse, la capacité de fertiliser naturellement le sol.

Placer ses fruits et légumes en fonction des caractéristiques du terrain

Nous en parlions déjà dans l’article sur le diagnostic de terrain : la connaissance de votre jardin est primordiale ! Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte pour bien faire un plan de potager.  

  • Plantez les végétaux nécessitant peu d’eau sur le haut de vos buttes et vice versa. Ainsi, l’eau s'écoule naturellement sur les légumes en ayant le plus besoin.

  • Analysez les zones d’ombre et d’ensoleillement. Placez à l’ombre les végétaux qui craignent la sécheresse ou aiment la fraîcheur (épinard, choux, salades, etc.), et en plein soleil ceux qui adorent la chaleur (thym, romarin, légumes racines, etc.).

  • Prenez également en compte une répartition irrégulière des nutriments dans le sol. Vous pourriez vous en rendre compte en observant les plantes spontanées, mais également la couleur et texture de la terre.

  • Adaptez les périodes de semis et plantation au climat local.

5. Observer et adapter l’organisation de son potager écologique

Le travail ne s’arrête pas après avoir organisé son potager en permaculture ! Au contraire : tout commence après la plantation.

Votre mission, si vous l’acceptez : observez. Prenez note des associations qui fonctionnent bien, des zones de votre jardin qui sont les plus productives, des emplacements où les feuilles brûlent, etc. Conservez ces apprentissages dans un carnet de jardinage, pour faire mieux l’année suivante !

N’hésitez pas à tester de nouvelles associations, de nouvelles techniques d’entretien, des fleurs originales, etc. Le potager, c’est aussi pour se faire plaisir.

C’est comme cela que vous apprendrez le plus : en essayant, en observant, en recommençant.


Vous avez maintenant toutes les clés pour organiser votre terrain en permaculture et récolter de bons légumes. Souvenez-vous que cette période de réflexion et planification est indispensable à la réussite de vos parcelles.

Vous voulez lancer votre propre jardin écologique, mais n’avez pas le temps de faire un plan de potager ? Nos experts sont à votre disposition ! Découvrez les mandalas de permaculture, une organisation du jardin esthétique et productive.