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TOP 10 des raisons (méconnues) de faire son potager !

Pourquoi jardiner ? Quand on peut tranquillement aller au (super)marché du coin pour acheter ses légumes, cultiver ses propres plantes semble beaucoup de travail. Pourtant, vous aimez sûrement sortir dans votre jardin, regarder les fleurs pousser ou arroser vos quelques pots d’aromates. Et si ces petits plaisirs pouvaient devenir une habitude épanouissante ? Pour enfin passer à l’action et convaincre toute votre famille de semer avec vous, découvrez les 10 meilleurs avantages du potager écologique (le 5e semble inattendu !). 




1. Mangez des légumes ultras frais 

Midi approche. Vous vous demandez ce que vous pourriez bien manger pour déjeuner… Vous sortez dans le jardin, regardez les légumes mûrs. Aller, en entrée, ça sera une salade de tomates avec un filet d’huile d’olive et quelques feuilles de basilic. En plat, quelques haricots verts frais et une bonne omelette. 

Vous cueillez vos tomates gorgées de soleil, votre basilic parfumé et vos haricots d’un vert vif. Une petite demi-heure plus tard, vous êtes prêt à déguster !

Pas de légumes en conserve, pas de tomate au goût d’eau, pas d’aromates surgelés. Seulement du frais, et même de l’ultra frais ! Et ça, ça fait la différence.  

La route est courte du jardin à l’assiette. C’est bénéfique pour l’environnement (mais on y reviendra, un peu de patience !), mais aussi pour votre palais. Eh oui ! Vous cueillez les fruits à maturité optimale pour les déguster immédiatement. Vous profitez alors d’une qualité gustative unique et d’une texture optimale. Miam ! 

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2. Une totale transparence pour une bonne santé

Pas de pesticides dans les légumes du jardin...

Vos légumes n’ont plus aucun secret pour vous. 

Provenance, pesticides, condition de travail des producteurs… Toutes ces questions n’ont pas lieu d’être : le producteur, c’est vous ! La localité, c’est ici ! Vous savez de source sûre (c’est-à-dire vous-même) que ces légumes sont ultra bio. Pas de produits chimiques, pas d’abeilles tuées dans les champs. 

… Mais des nutriments à gogo !

Résultat ? Vous prenez soin de votre santé. D’abord, vous évitez les résidus de pesticides, pouvant créer un effet cocktail explosif dans le corps. Mais, en plus, vous consommez une véritable bombe de nutriments (mais une bombe bénéfique cette fois, vous suivez ?).

Saviez-vous que le brocoli perd ¼ de ses vitamines C après seulement 3 jours de stockage à température ambiante ? Ce chou délicieux n’est pas une exception. Même au réfrigérateur, les épinards perdent par exemple ⅓ de ces mêmes nutriments en 3 jours (source). Incroyable… Mais vrai !

Avec les légumes du jardin, vous n’avez pas ce problème. Vous récoltez « à la demande » et consommez 100 % (ou presque) des nutriments. Votre corps vous dit merci ! 

3. Valorisez votre jardin

En cultivant vos propres légumes, vous redonnez une identité à votre jardin. À nouveau utile, cet espace revient au cœur de la famille.

Jour après jour, saison après saison, année après année, vous admirez votre potager écologique se transformer et s’embellir. La vie y revient, s’y développe. Vos voisins vous demandent des conseils, attendent vos secrets (vous pouvez les rediriger vers le blog de Rubus ;).)

Vous êtes fier.ère de votre jardin, et vous avez bien raison ! 

4. Une invitation au partage

Alors qu’on s’isole de plus en plus derrière nos écrans, le potager en permaculture est une véritable invitation au partage. 

Petits et grands s’y promènent, apprenant les uns des autres. Les plus âgés se souviendront peut-être d’un temps où les champs étaient plus proches des villes, partageront leurs souvenirs. Les enfants demanderont avec une curiosité pétillante le nom de chaque plante, de chaque légume, de chaque pollinisateur. 

Le week-end, profitez de ce bel espace écologique pour inviter des amis ou voisins, dans un moment de convivialité. En semaine, rassemblez vos collègues autour des tomates cerises fraîches du potager d’entreprise pour une parenthèse de détente. 

Oui oui, c’est tout ça que le potager écologique vous offre. Et bien plus... 


5. Un moment relaxant

Relaxant, le jardinage ? Cet avantage du potager écologique peut vous sembler farfelu, voire menteur ! Et pourtant… 

Une routine de jardinage est une réelle bulle de détente. Écoutez le son régulier de l’eau qui arrose les plantes ou des abeilles qui butinent. Concentrez-vous pleinement sur le moment présent en retirant les gourmands de vos tomates ou en semant vos radis. Humez le parfum du thym, du persil et même de la terre fraîche. Vous y êtes ? 

Cette reconnexion à la nature et au vivant permet de se relaxer. Une séance de jardinage se rapproche finalement d’une méditation productive ! 

Pourquoi jardiner ne pourrait pas aussi vous détendre au travail ? C’est possible, avec un potager écologique d’entreprise. Ce type d’initiative est fabuleux pour améliorer le bien-être au travail… Et la productivité (entre deux pauses gourmandes, en tout cas !).


6. Cultivez vos connaissances 

Dans un potager écologique, on ne cultive pas seulement les fruits et légumes. On cultive aussi ses connaissances !

Pour les plus jeunes, ou les plus débutants, le premier contact avec la permaculture attise la curiosité. Tout est source d’apprentissage, de la limace grignotant les salades aux courgettes poussant mieux ici que là. Le potager écologique est un lieu d’expérimentation, et de progrès par l’observation.

Même pour les plus expérimentés, le jardin réserve toujours de belles surprises. 


7. Gagnez en autonomie alimentaire

Cela semble évident, c’est pourtant un des avantages majeurs du potager écologique : on gagne en autonomie alimentaire. Et ce n’est pas rien !

Vous cultivez vos propres légumes pour vos plats mijotés et salades d’été, vos propres fruits pour vos tartes et compotes. Vous récoltez même vos plantes aromatiques pour les tisanes et assaisonnements. 

Fini les légumes venus du bout du monde. Fini les pénuries de carottes au supermarché. Vous avez tout ce qu’il vous faut (ou une partie, au moins) derrière votre maison, voire sur votre balcon. 

Plutôt rassurant (et économique !), non ?


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8. Personnalisez votre espace 

Pourquoi jardiner ? Pour avoir un espace à votre image ! Le potager en permaculture est personnalisable à l’infini ! 

Bacs, carrés potagers, buttes de permaculture, planches de culture… Laissez libre cours à votre imagination. Grâce aux mandalas et autres plans de potagers originaux, vous transformez votre cour en un lieu esthétique et unique. 

Vous personnalisez aussi les récoltes en plantant vos fruits et légumes préférés, au fil des saisons. 

Vous pouvez même choisir des accessoires de jardin qui vous ressemblent : oyas artisanaux, pots de fleurs peints en famille ou grelinette dernier cri. 


9. Diminuez votre impact carbone

Voilà certainement l’un des avantages du potager écologique dont nous avons le plus besoin en ce moment : la diminution de l’impact carbone. 

C’est assez logique, quand on y pense : en limitant vos trajets en voiture vers les magasins, vous évitez l’émission de gaz à effet de serre. 

Mais ce n’est pas tout ! En retrouvant l’amour des bons légumes et des bons petits plats maison, vous limitez de plus en plus vos achats au supermarché. Banco : encore un acte écologique.

Enfin, et c’est moins connu, vous permettez de stocker du carbone. Oui oui, vous avez bien lu : votre petit potager écologique prend du carbone de l’atmosphère et l’enferme dans son sol et ses plantes (source, entre autres). Bien joué ! 

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10. Améliorez la biodiversité locale

Dernier bénéfice du potager permaculture, et non des moindres : la protection de la biodiversité locale ! 

Vous offrez aux insectes un espace sans pesticides et riche en plantes diverses. Les pollinisateurs s’en donnent à cœur joie : abeilles, bourdons, papillons, etc. Plantez des fleurs mellifères pour leur servir un délicieux festin.

De plus, vous offrez de la nourriture, de l’eau (éventuellement) et des abris aux oiseaux. Soyez prêt à leur offrir les branches les plus hautes de vos arbres fruitiers.

Enfin, vous entretenez une biodiversité invisible, mais essentielle : les microorganismes des sols. Bactéries, champignons et vers de terre se multiplient sous vos pieds, aidant vos plantes à pousser, survivre et se développer. 


Vous vous demandiez pourquoi jardiner... La vraie question est : qu’attendez-vous ?

Jardiner est bon pour la santé, pour sa vie sociale, pour sa matière grise, pour la planète… Alors, qu’est-ce qu’on attend ?

On a beau connaître les avantages du potager écologique, le passage à l’action est parfois compliqué. Manque de temps, manque de connaissances, manque de matériel… L’envie est là, mais le reste semble absent !

Alors, que faire ? 

Alors, quand est-ce qu’on se retrouve dans votre jardin ?


plan de potager : les 5 étapes indispensables pour un jardin productif

Vous avez un terrain pour planter vos propres légumes ? Parfait ! Mais, où les planter, ces fameux légumes ? Faire son plan de potager est une étape qui ne doit pas être prise à la légère. On ne sème pas au hasard en espérant que les végétaux poussent. Encore moins en permaculture ! Découvrez dans cet article les 5 étapes indispensables pour organiser son potager permaculture.

1. Réfléchir à ses besoins et disponibilités pour savoir quoi planter au potager

Avant de mettre les mains dans la terre, il va falloir se triturer les méninges. Imaginez votre potager idéal… Comment serait-il ?

Évaluez vos besoins en végétaux

Commencez par penser à vos besoins et envies en termes de plantes. Fruits, légumes, fleurs et même arbres : faites-vous plaisir !

  • Plantes ornementales : réfléchissez aux couleurs, aux volumes, aux textures pour dessiner un potager esthétique. Certains végétaux décoratifs peuvent être consommés, en tisanes du jardin par exemple. Pensez-y !

  • Plantes alimentaires : produisez les fruits et légumes dont vous avez envie. Notez les variétés que vous préférez… En faisant attention à l’espace disponible.

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Définissez vos disponibilités pour jardiner

Nous n’accordons pas tous le même temps au jardinage. Or, ce paramètre est indispensable pour bien organiser son potager permaculture. Alors, qu’en est-il de votre emploi du temps ?

 

  • Quelques heures par semaine : pas le temps pour les semis ! On vous conseille de commander vos plants prêts à être repiqués. Dédiez votre temps aux récoltes et à l’entretien du potager.

  • Environ 1 h par jour : cela vous laisse le temps de faire vos semis, d’entretenir raisonnablement votre potager et de profiter de belles récoltes. Peu de chances d’atteindre l’autonomie alimentaire, mais cela assurera déjà de bons repas du jardin !

  • Environ 2 h par jour, ou plus : cette durée vous permet d’apporter un entretien approfondi à votre potager. Vous optimiserez vos rendements ! Vous pourriez aussi cultiver une plus grande surface. Prenez le temps de vous rapprocher de vos producteurs locaux. Ainsi, vous trouverez des semences et des plants écologiques.

Moins de temps signifie moins de récoltes… À moins de vous faire accompagner ! Pour vous permettre de déguster vos fruits et légumes sans sacrifier vos week-ends, nous proposons des forfaits d’entretien de potager.

 

2. Comprendre son terrain pour bien organiser son potager permaculture

Avant tout, faites un diagnostic de terrain pour choisir le bon emplacement pour votre potager. Vous saurez ainsi où planter et comment amender la terre.

Mais, que planter ?

En plus d’adapter les cultures à la nature du sol, il vous faudra vous adapter au climat.

En France, on en identifie 5.

  • Océanique.

  • Océanique altéré.

  • Semi-continental.

  • Montagneux.

  • Méditerranéen.

Voilà une carte des climats en France : https://meteofrance.com/comprendre-climat/france/le-climat-en-france-metropolitaine

Alors ? Sous quel climat est votre potager ? Les saisons ne se ressentent pas de la même façon dans ces différents climats. Vos pratiques culturales (et le choix des plantes) sont donc à adapter !

3. Dessiner son potager en permaculture : les parcelles et chemins

Il est maintenant temps de délimiter vos parcelles, de frayer des chemins… Bref, de dessiner votre potager.

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Deux structures de jardin possibles

  • Pour organiser son potager permaculture, rien ne vaut les mandalas ! Cela donne un résultat esthétique et extrêmement productif. En revanche, cela demande un peu de travail et d’espace. N’hésitez pas à nous demander conseil pour faire ce plan de potager.

  • Une structure de plantation plus simple consiste à faire des lignes ou carrés de culture. Pour mettre en place ce type de jardin, munissez-vous de bâtons et de cordes. Plantez les bâtons à chaque extrémité des lignes, tendez une corde… Le tour est joué.

Quelques conseils supplémentaires pour faire son plan de potager

  • Pensez toujours à l’accessibilité : dessinez des chemins pas trop épais, mais praticables. Quant aux parcelles, chaque centimètre carré doit-être accessible par vos petites mains pour planter, désherber, récolter… Alors, mesurez !

  • Pour recouvrir les chemins, utilisez de la sciure de bois, des planches, des dalles, du gravier… Bref, ce que vous avez sous la main, et qui empêchera l’accumulation de mauvaises herbes.

  • Pensez à indiquer l’emplacement de votre arrosage écologique sur le plan de potager.

 

4. Faire son plan de potager : les plants et associations

Vous avez la structure de votre jardin… Il est maintenant temps d’organiser votre potager permaculture en y plaçant les végétaux.

Trois paramètres sont à prendre en compte : les associations de culture, les plantations précédentes et les caractéristiques de votre terrain.

Organiser ses plantations en utilisant les associations de culture

Une des techniques de permaculture consiste à planter sur la même parcelle des végétaux qui pourront s’entraider. Voilà quelques exemples d’associations qui fonctionnent très bien.

  • Association printanière : Carotte et radis. Mélangez les graines des deux légumes et semez-les en rangs serrés. Les radis à croissance rapide offriront la protection nécessaire aux jeunes plantules de carottes. Récoltez ensuite les radis à maturité afin de laisser l’espace aux carottes et d’éclaircir naturellement la parcelle.

  • Association estivale : Les trois sœurs, maïs, haricot et courge. Dans cette fameuse association, le maïs servira de support aux haricots et d’ombre pour la courge. Cette dernière couvrira le sol de ses larges feuilles. Repiquez vos plants de courges après le développement partiel de ses compagnons.

  • Association automnale : Navet, épinard, laitue. Cultivez ces 3 légumes sur le même rang. Récoltez, au fur et à mesure de vos besoins, épinards et laitues. Cela libèrera de la place pour les navets.

  • Association hivernale : Ail et mâche. Plantez en automne pour récolter la mâche au fur et à mesure de l’hiver. La salade couvrira le sol, tandis que l’ail assainira votre butte.

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Planter en prenant en compte la culture précédente

Pendant l’année, pensez à faire une rotation de culture. C’est-à-dire ? Ne cultivez pas les mêmes plants sur la même parcelle. Alternez plutôt les végétaux en fonction de leurs besoins en nutriments, de sorte à ne pas épuiser votre sol.

Par exemple, plantez des haricots après les tomates. Ces fruits charnus sont gourmands en azote. Les légumineuses ont, à l’inverse, la capacité de fertiliser naturellement le sol.

Placer ses fruits et légumes en fonction des caractéristiques du terrain

Nous en parlions déjà dans l’article sur le diagnostic de terrain : la connaissance de votre jardin est primordiale ! Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte pour bien faire un plan de potager.  

  • Plantez les végétaux nécessitant peu d’eau sur le haut de vos buttes et vice versa. Ainsi, l’eau s'écoule naturellement sur les légumes en ayant le plus besoin.

  • Analysez les zones d’ombre et d’ensoleillement. Placez à l’ombre les végétaux qui craignent la sécheresse ou aiment la fraîcheur (épinard, choux, salades, etc.), et en plein soleil ceux qui adorent la chaleur (thym, romarin, légumes racines, etc.).

  • Prenez également en compte une répartition irrégulière des nutriments dans le sol. Vous pourriez vous en rendre compte en observant les plantes spontanées, mais également la couleur et texture de la terre.

  • Adaptez les périodes de semis et plantation au climat local.

5. Observer et adapter l’organisation de son potager écologique

Le travail ne s’arrête pas après avoir organisé son potager en permaculture ! Au contraire : tout commence après la plantation.

Votre mission, si vous l’acceptez : observez. Prenez note des associations qui fonctionnent bien, des zones de votre jardin qui sont les plus productives, des emplacements où les feuilles brûlent, etc. Conservez ces apprentissages dans un carnet de jardinage, pour faire mieux l’année suivante !

N’hésitez pas à tester de nouvelles associations, de nouvelles techniques d’entretien, des fleurs originales, etc. Le potager, c’est aussi pour se faire plaisir.

C’est comme cela que vous apprendrez le plus : en essayant, en observant, en recommençant.


Vous avez maintenant toutes les clés pour organiser votre terrain en permaculture et récolter de bons légumes. Souvenez-vous que cette période de réflexion et planification est indispensable à la réussite de vos parcelles.

Vous voulez lancer votre propre jardin écologique, mais n’avez pas le temps de faire un plan de potager ? Nos experts sont à votre disposition ! Découvrez les mandalas de permaculture, une organisation du jardin esthétique et productive. 

 





Le Diagnostic de Terrain pour savoir où faire son potager

Ne faites pas la même erreur que presque tous les jardiniers en herbe ! Quand on souhaite créer son potager écologique, on se renseigne généralement sur les méthodes de culture. Buttes, fertilisants naturels, associations de plantes… C’est oublier une étape cruciale à tout projet de jardin nourricier : le diagnostic de terrain. Dans cet article, apprenez à observer les sites disponibles pour savoir où faire votre potager. Découvrez comment analyser le sol très simplement. Bref : mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre potager permaculture.

Pourquoi analyser son terrain avant de lancer un potager en permaculture ?

L’utilité du diagnostic de terrain

La première étape avant toute création de jardin en permaculture est l’observation du terrain.

  • Ce diagnostic permettra avant tout de savoir où faire un potager.

  • L’analyse de l’emplacement vous indiquera les éventuelles améliorations à apporter pour optimiser vos chances de réussites.

  • Cette étape de préparation vous permettra de réfléchir aux différentes opportunités de votre terrain.

Les deux types de facteurs à observer pour choisir l’emplacement de son potager

On distingue deux types de facteurs permettant de caractériser un site susceptible d’accueillir un potager.

  • Les facteurs abiotiques : ce qui ne tourne pas autour du vivant, mais est lié à l’écosystème. Cela inclut le climat, les qualités physiques d’un milieu, la topographie du terrain, etc.

  • Les facteurs biotiques : ce qui est vivant, soit la flore et la faune spontanée sur le site.

 

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Observer les caractéristiques du terrain pour savoir où faire son potager

Passons maintenant aux choses sérieuses : le diagnostic de terrain. Cette première observation de votre jardin vous aidera à savoir où faire un potager.

Commencez par considérer les facteurs abiotiques, c’est-à-dire les caractéristiques de ce qui n’est pas vivant dans l’écosystème.

L’espace disponible pour un potager

Cela semble évident, mais la première caractéristique à prendre en compte est l’espace disponible pour faire un potager.

Nous conseillons un espace de 40 m² pour deux personnes. C’est suffisant combler une bonne partie des besoins en fruits et légumes.

Ne soyez pas trop gourmand : commencez petit. Vous agrandirez l’espace au fil du temps… À condition d’avoir prévu un emplacement suffisamment vaste. 

L’ensoleillement du terrain

On ne vous apprend rien : pour pousser, les plantes ont besoin de soleil. On peut ajouter de l’ombre à un terrain trop exposé, mais l’inverse est rarement possible. Prenez donc le temps de calculer l’ensoleillement de votre parcelle, en hiver comme en été.

N’oubliez pas que de grands bâtiments ou arbres peuvent créer des zones d’ombre importantes… Et ralentir la croissance de vos végétaux.

  • Évitez de créer votre potager sur un site trop ombragé. Visez un ensoleillement de 6 h minimum par jour.

  • Orientez votre potager vers le sud ou l’ouest pour bénéficier d’un maximum de lumière.

Le paramètre de l’ensoleillement est indispensable : ne le négligez pas !

La présence d’eau dans le jardin

L’eau est essentielle au potager, même en permaculture. Préférez placer votre potager près d’un point d’eau.

Sachez néanmoins que de nombreuses méthodes d’arrosage écologique existent. L’utilisation d’oyas ou du goutte-à-goutte par exemple permet d’économiser l’eau (et son transport !).

Votre terrain est en pente ? Envisagez dès maintenant de profiter de la topographie pour récupérer les eaux de pluie. Elles tomberont naturellement vers le bas du terrain.

Un site à l’abri du vent

On en parle assez peu, mais le vent peut avoir des effets délétères sur le potager : dessèchement des feuilles et de la terre, déracinement, perte de sol…

Choisissez donc un lieu assez abrité du vent. Comment s’en assurer ?

Vous pouvez simplement accrocher un tissu en haut d’une perche, elle-même plantée à l’endroit où vous souhaitez faire un potager. Observez votre anémomètre improvisé à des horaires différents.

Le tissu est en permanence tendu par le vent ? Le site n’est pas idéal pour la création d’un jardin en permaculture… Si vous n’avez pas d’autres solutions, pensez à implanter une haie brise-vent.

L’accessibilité du terrain

Le facteur de l’accessibilité n’impactera pas tellement les plantes, mais plutôt le jardinier. Et c’est un facteur à ne pas négliger !

Un terrain trop en pente ou trop accidenté sera plus difficile à travailler et plus fatiguant. Le jardinage doit rester un plaisir, n’oubliez pas !

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Diagnostiquer le sol pour définir l’emplacement de son potager

Vous avez trouvé un terrain suffisamment ensoleillé, protégé du vent, avec une bonne accessibilité et un point d’eau à proximité ? Parfait ! Voyons maintenant si le sol est de bonne qualité.

La profondeur du sol

Commencez par vérifier la profondeur du sol.

  • Essayez de creuser sur plusieurs dizaines de centimètres. Si vous tombez sur une dalle de béton ou des canalisations, faites demi-tour ! Les plantes ont besoin d’une bonne profondeur racinaire.

  • Trouvez un espace assez éloigné des arbres. Ces derniers devraient être en bordure du potager, pas trop proche des plantations. Sinon, les grandes racines pourraient rivaliser avec les jeunes légumes.

Les caractéristiques physiques du sol

La structure de votre sol est primordiale pour créer un potager. Un sol lourd ou trop argileux n’est pas propice aux cultures… Pas plus qu’une terre trop légère ou trop sableuse.

Le test du boudin pour connaitre la composition de la terre

Des tests simples permettent d’évaluer les caractéristiques principales de votre sol et trouver l’endroit parfait où faire un potager. C’est le cas du test du boudin.

Pour le faire, il vous suffit de prendre une poignée de terre. Humidifiez-la. Essayez ensuite de former un boudin de 5 mm de diamètre et 10 cm de long. Observez le résultat.

  1. Le boudin est infaisable, la terre s’effrite : moins de 10 % d’argile.

  2. La terre forme un boudin difficilement : moins de 20 % d’argile.

  3. La terre forme un beau boudin lisse : entre 20 % et 25 % d’argile.

  4. Le boudin peut former un cercle en joignant les deux extrémités : plus de 30 % d’argile.

L’idéal est de se trouver entre 20 et 25 % d’argile.

  • En dessous, la terre, trop sableuse, ne retiendrait pas assez d’humidité. Les plantes risqueraient de s’assoiffer.

  • Au-dessus, la terre est trop compacte et imperméable. Les racines ont du mal à se frayer un chemin et la plante peut mourir asphyxiée.

Si la quantité d’argile de votre sol n’est pas adaptée, un travail du sol sera primordial avant de lancer votre potager.

Des tests complémentaires

Vous pouvez réaliser des tests plus approfondis pour savoir où faire votre potager. Les plus importants sont le test de pH et la recherche d’éléments polluants dans le sol.

Pour aller plus loin, faites appel à nos experts. Nous vous accompagnerons dans la réalisation d’un diagnostic de votre terrain et vous aiderons à retravailler votre sol.

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Reconnaitre la faune et flore spontanée sur sa parcelle de permaculture

Maintenant que vous connaissez les caractéristiques abiotiques de votre terrain, vous pouvez vous pencher sur ses habitants : ce sont les facteurs biotiques. Quelles plantes poussent spontanément sur le sol ? Quels animaux peuplent votre terre ?

Ces observations vous donneront de précieuses informations sur la richesse du terrain.

  •  Observez les plantes spontanées pour identifier les endroits fertiles du jardin. Chercher les plantes indicatrices, caractéristiques d’un certain type de sol. Les orties, par exemple, poussent dans les endroits riches en azote. Ce nutriment est essentiel pour les plantes du potager. Vous adapterez la quantité de fertilisant ou compost en fonction de ces observations.

  • Évaluez le nombre d’espèces de plantes présentes. Avoir une flore diversifiée permet d’accueillir un large panel d’insectes. Les végétaux de votre site vous semblent tous semblables ? Pensez à implanter des haies champêtres ou bocagères pour accueillir la faune.

  • Évaluez le nombre d’espèces d’insectes. Une faune diversifiée est la meilleure amie du jardinier ! En effet, les insectes se régulent naturellement, tout en apportant de multiples bénéfices à l’écosystème. Les pollinisateurs ont par exemple le rôle essentiel d’assurer la reproduction des plants.

 

Vous savez maintenant où faire un potager ! Prenez en compte tous les facteurs ci-dessus pour faire un choix stratégique. Gardez en tête les caractéristiques essentielles : l’ensoleillement, l’eau et la qualité du sol. N’oubliez pas : très peu de terrains sont parfaits. Ayez cependant conscience des contraintes, pour en faire de belles opportunités. Alors, prêts à commencer votre potager ?

Tisanes du jardin : les plantes à cultiver pour faire ses infusions maison !

Vous en avez marre des sachets de thé qui finissent à la poubelle ? Vous doutez des bienfaits des tisanes industrielles ? Vous avez bien raison ! Avez-vous déjà pensé à faire vos infusions maison ? Cultiver ses plantes pour tisanes est une solution économique, écologique et saine pour se faire plaisir. En plus, la culture des plantes aromatiques est souvent facile ! Dans cet article, découvrez quels végétaux planter pour vos tisanes du jardin, les méthodes de préparation et les bienfaits de chaque aromate.


3 raisons de cultiver ses plantes pour tisanes

Voilà 3 grandes raisons pour lesquelles vous devriez faire pousser vos propres plantes pour tisanes et infusions. Vos boissons chaudes seront maintenant écologiques, économiques et bien plus saines. 

Des tisanes maison écologiques

Pas d’emballage, pas de pesticide, pas d’herbicides… Les infusions du jardin, c’est la garantie de boissons chaudes bio et naturelles ! En plus, vous évitez les procédés industriels qui entrent souvent dans la fabrication des plantes pour tisanes.

Votre corps vous remercie, et la planète aussi !

Des infusions maison économiques

Faire pousser ses propres tisanes, c’est pratique, facile à faire et bien moins cher que les herbes du commerce. Des graines la première année, un peu d’eau en été, beaucoup d’amour, et le tour est joué.

Vous pourrez vous amuser à faire vos propres mélanges. Il vous suffit de sortir dans le potager pour avoir l’embarras du choix, sans remplir vos placards, sans acheter un énorme sachet que vous ne finirez jamais. Vous avez commencé à cultiver une plante pour tisane que vous n’aimez pas ? Aucun problème : elle peut rester au jardin, ajouter de la couleur et de la biodiversité. Pratique, on vous dit !

Des boissons chaudes saines et savoureuses

Enfin, les tisanes maison sont excellentes pour la santé. Contrairement aux infusions du commerce, même bio, vous êtes certains de n’avoir aucun produit chimique.

Vous profitez pleinement des vertus médicinales de chaque plante du jardin. Depuis des millénaires, les infusions et décoctions sont un remède pour divers maux. Faites-vous plaisir avec une multitude de plantes aromatiques aux bienfaits divers : amélioration de la digestion, facilitation du sommeil, apaisement du stress et des douleurs, etc.  

Finalement, une bonne tisane maison, préparée avec des plantes du jardin, vaut beaucoup mieux que les tisanes industrielles. Ces dernières sont souvent composées d’arômes artificiels et les éléments actifs peuvent être détruits dans les processus de production.

Les infusions du potager sont garanties 100 % bio, 100 % végétales.

 

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Facile, naturel, économique, écologique… Alors, prêt à faire pousser vos tisanes maison ?

Bien préparer et conserver ses infusions maison

Ce n’est pas le tout de cultiver ses plantes pour tisanes, il faut ensuite les sécher et conserver. Préparer ses tisanes du jardin est facile, mais demande tout de même quelques instructions. Voilà nos meilleurs conseils pour conserver vos infusions et leurs bienfaits le plus longtemps possible.

  • Commencez par nettoyer précautionneusement vos feuilles, herbes et fleurs.

  • Passez ensuite au séchage.

  • Enfin, préparez la conservation des plantes pour tisanes et infusions.

Le séchage des plantes pour tisane

Pour le chauffage, il existe deux techniques principales.

Le séchage au four : le plus rapide.

Attention : cette méthode est énergivore. La chauffe est susceptible de détruire certains éléments actifs de la plante.

  • Disposez vos échantillons entre deux couches de papiers absorbants.

  • Faites-les chauffer une trentaine de secondes puis laissez votre four s’aérer.

  • Répétez cette opération quelques fois.

  • Laissez vos échantillons finir de sécher à l’air libre.

Le séchage à l’air libre : plus lent et plus volumineux, mais bien plus naturel.

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En printemps et été, nous vous recommandons fortement le séchage des plantes à l’air libre.

  • Faites des petits bouquets de plantes pour tisanes puis suspendez-les dans une pièce au sec. Attention à ne pas attacher trop de tiges ensemble : le milieu risquerait de ne pas sécher.

  • Vous pouvez également étaler les plantes (feuilles, fleurs, tiges, racines, etc.) sur une plaque et les laisser sécher quelques jours dans une pièce aérée et au sec.

La conservation des infusions maison

  • Émiettez vos infusions maison.

  • Placez-les dans des bocaux hermétiques avec une belle étiquette.

Vous pouvez faire vos mélanges directement, par bienfait ou saveur par exemple. Vous pouvez également séparer les plantes et créer une nouvelle tisane du jardin chaque jour !

Les 17 plantes à faire pousser pour vos tisanes du jardin | Avec leurs bienfaits

Mélisse

Mélisse

1.       Mélisse officinale : calme l’anxiété et les insomnies.

2.       Romarin : riche en vitamines A, B et E, cet aromate est recommandé en infusion en cas de fatigue ou maladie hivernale. Après les fêtes, le romarin stimule la vésicule biliaire et détoxifie le foie. N’hésitez pas à mélanger avec d’autres tisanes du jardin !

Menthe

Menthe

3.       Menthe : apaise les maux d’estomac et ballonnements, facilite la digestion. Certainement la culture de plante pour tisane la plus facile à faire !

4.       Sauge officinale : une plante savoureuse qui calme les maux de gorge et aide contre les problèmes digestifs.

Bourrache

Bourrache

5.       Fleurs de bourrache : un bon anti-inflammatoire pour les irritations de la gorge.

6.       Verveine citronnelle : améliore la circulation sanguine et parfume les boissons chaudes d’un fort goût citronné.

Ortie

Ortie

7.       Ortie : aide à lutter contre la fatigue, est détoxifiante et anti-inflammatoire. Croquez les feuilles pour bénéficier de nombreux nutriments. Vous ne voulez pas cultiver cette plante pour tisane ? Promenez-vous en forêt pour la cueillir gratuitement. Ses feuilles ont un goût discret : pensez à mélanger avec d’autres aromatiques.

8.       Citronnelle : effet calmant.

Fenouil

Fenouil

9.       Graine de fenouil : aide à la digestion et parfume infusion maison et plats cuisinés d’un fort goût anisé.

10.   Origan et thym : calment la toux. À mélanger avec le romarin pour une tisane d’hiver qui soigne.

Echinacées

Echinacées

11.   Pétales d’échinacées : antivirales et antibactériennes.

12.   Camomille : connue pour favoriser le sommeil… Mais pas seulement ! Ses fleurs diminuent l’anxiété, apaisent les douleurs menstruelles et les maux de gorge, aident la digestion.

Souci

Souci

13.   Souci officinal : fait baisser la fièvre et nettoie le foie.

14.   Lavande : aide à la digestion, lutte contre la migraine et les insomnies, détend… Et décore le potager pendant la saison chaude.

Basilic

Basilic

15.   Basilic : effet antispasmodique, antibactérien et anti-inflammatoire. Cette tisane savoureuse aide également à la digestion.

16.   Verveine : relaxante, favorise le sommeil… Et donne un goût très agréable !

Oeillet d’Inde

Oeillet d’Inde

17.   Œillet d’Inde : effet laxatif, épurateur pour le sang, renforce le système immunitaire. En bonus : elle est très bénéfique pour le jardin puisqu’elle éloigne les insectes de vos récoltes.

En bonus : pensez aux arbres ! Récoltez les fleurs de tilleuls, tiges de cerises et écorces de saule pour des tisanes médicinales du jardin.

Point d’attention : certaines plantes peuvent annuler l’effet de traitements, médicaux. C’est le cas du millepertuis, de la camomille ou encore de la sauge. Si vous suivez un traitement particulier, renseignez-vous sur les herbes à ne pas consommer parallèlement et demandez conseil à un professionnel de santé.

 

Vous savez maintenant quelles plantes cultiver pour vos tisanes. Il ne vous reste plus qu’à savourer vos infusions maison et profiter de tous leurs bienfaits. Vous voulez commencer un potager, mais ne savez pas comment vous y prendre ou n’avez pas le temps ? Demandez-nous conseil, nous nous ferons un plaisir de vous accompagner !