Conseils d'expert

plan de potager : les 5 étapes indispensables pour un jardin productif

Vous avez un terrain pour planter vos propres légumes ? Parfait ! Mais, où les planter, ces fameux légumes ? Faire son plan de potager est une étape qui ne doit pas être prise à la légère. On ne sème pas au hasard en espérant que les végétaux poussent. Encore moins en permaculture ! Découvrez dans cet article les 5 étapes indispensables pour organiser son potager permaculture.

1. Réfléchir à ses besoins et disponibilités pour savoir quoi planter au potager

Avant de mettre les mains dans la terre, il va falloir se triturer les méninges. Imaginez votre potager idéal… Comment serait-il ?

Évaluez vos besoins en végétaux

Commencez par penser à vos besoins et envies en termes de plantes. Fruits, légumes, fleurs et même arbres : faites-vous plaisir !

  • Plantes ornementales : réfléchissez aux couleurs, aux volumes, aux textures pour dessiner un potager esthétique. Certains végétaux décoratifs peuvent être consommés, en tisanes du jardin par exemple. Pensez-y !

  • Plantes alimentaires : produisez les fruits et légumes dont vous avez envie. Notez les variétés que vous préférez… En faisant attention à l’espace disponible.

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Définissez vos disponibilités pour jardiner

Nous n’accordons pas tous le même temps au jardinage. Or, ce paramètre est indispensable pour bien organiser son potager permaculture. Alors, qu’en est-il de votre emploi du temps ?

 

  • Quelques heures par semaine : pas le temps pour les semis ! On vous conseille de commander vos plants prêts à être repiqués. Dédiez votre temps aux récoltes et à l’entretien du potager.

  • Environ 1 h par jour : cela vous laisse le temps de faire vos semis, d’entretenir raisonnablement votre potager et de profiter de belles récoltes. Peu de chances d’atteindre l’autonomie alimentaire, mais cela assurera déjà de bons repas du jardin !

  • Environ 2 h par jour, ou plus : cette durée vous permet d’apporter un entretien approfondi à votre potager. Vous optimiserez vos rendements ! Vous pourriez aussi cultiver une plus grande surface. Prenez le temps de vous rapprocher de vos producteurs locaux. Ainsi, vous trouverez des semences et des plants écologiques.

Moins de temps signifie moins de récoltes… À moins de vous faire accompagner ! Pour vous permettre de déguster vos fruits et légumes sans sacrifier vos week-ends, nous proposons des forfaits d’entretien de potager.

 

2. Comprendre son terrain pour bien organiser son potager permaculture

Avant tout, faites un diagnostic de terrain pour choisir le bon emplacement pour votre potager. Vous saurez ainsi où planter et comment amender la terre.

Mais, que planter ?

En plus d’adapter les cultures à la nature du sol, il vous faudra vous adapter au climat.

En France, on en identifie 5.

  • Océanique.

  • Océanique altéré.

  • Semi-continental.

  • Montagneux.

  • Méditerranéen.

Voilà une carte des climats en France : https://meteofrance.com/comprendre-climat/france/le-climat-en-france-metropolitaine

Alors ? Sous quel climat est votre potager ? Les saisons ne se ressentent pas de la même façon dans ces différents climats. Vos pratiques culturales (et le choix des plantes) sont donc à adapter !

3. Dessiner son potager en permaculture : les parcelles et chemins

Il est maintenant temps de délimiter vos parcelles, de frayer des chemins… Bref, de dessiner votre potager.

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Deux structures de jardin possibles

  • Pour organiser son potager permaculture, rien ne vaut les mandalas ! Cela donne un résultat esthétique et extrêmement productif. En revanche, cela demande un peu de travail et d’espace. N’hésitez pas à nous demander conseil pour faire ce plan de potager.

  • Une structure de plantation plus simple consiste à faire des lignes ou carrés de culture. Pour mettre en place ce type de jardin, munissez-vous de bâtons et de cordes. Plantez les bâtons à chaque extrémité des lignes, tendez une corde… Le tour est joué.

Quelques conseils supplémentaires pour faire son plan de potager

  • Pensez toujours à l’accessibilité : dessinez des chemins pas trop épais, mais praticables. Quant aux parcelles, chaque centimètre carré doit-être accessible par vos petites mains pour planter, désherber, récolter… Alors, mesurez !

  • Pour recouvrir les chemins, utilisez de la sciure de bois, des planches, des dalles, du gravier… Bref, ce que vous avez sous la main, et qui empêchera l’accumulation de mauvaises herbes.

  • Pensez à indiquer l’emplacement de votre arrosage écologique sur le plan de potager.

 

4. Faire son plan de potager : les plants et associations

Vous avez la structure de votre jardin… Il est maintenant temps d’organiser votre potager permaculture en y plaçant les végétaux.

Trois paramètres sont à prendre en compte : les associations de culture, les plantations précédentes et les caractéristiques de votre terrain.

Organiser ses plantations en utilisant les associations de culture

Une des techniques de permaculture consiste à planter sur la même parcelle des végétaux qui pourront s’entraider. Voilà quelques exemples d’associations qui fonctionnent très bien.

  • Association printanière : Carotte et radis. Mélangez les graines des deux légumes et semez-les en rangs serrés. Les radis à croissance rapide offriront la protection nécessaire aux jeunes plantules de carottes. Récoltez ensuite les radis à maturité afin de laisser l’espace aux carottes et d’éclaircir naturellement la parcelle.

  • Association estivale : Les trois sœurs, maïs, haricot et courge. Dans cette fameuse association, le maïs servira de support aux haricots et d’ombre pour la courge. Cette dernière couvrira le sol de ses larges feuilles. Repiquez vos plants de courges après le développement partiel de ses compagnons.

  • Association automnale : Navet, épinard, laitue. Cultivez ces 3 légumes sur le même rang. Récoltez, au fur et à mesure de vos besoins, épinards et laitues. Cela libèrera de la place pour les navets.

  • Association hivernale : Ail et mâche. Plantez en automne pour récolter la mâche au fur et à mesure de l’hiver. La salade couvrira le sol, tandis que l’ail assainira votre butte.

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Planter en prenant en compte la culture précédente

Pendant l’année, pensez à faire une rotation de culture. C’est-à-dire ? Ne cultivez pas les mêmes plants sur la même parcelle. Alternez plutôt les végétaux en fonction de leurs besoins en nutriments, de sorte à ne pas épuiser votre sol.

Par exemple, plantez des haricots après les tomates. Ces fruits charnus sont gourmands en azote. Les légumineuses ont, à l’inverse, la capacité de fertiliser naturellement le sol.

Placer ses fruits et légumes en fonction des caractéristiques du terrain

Nous en parlions déjà dans l’article sur le diagnostic de terrain : la connaissance de votre jardin est primordiale ! Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte pour bien faire un plan de potager.  

  • Plantez les végétaux nécessitant peu d’eau sur le haut de vos buttes et vice versa. Ainsi, l’eau s'écoule naturellement sur les légumes en ayant le plus besoin.

  • Analysez les zones d’ombre et d’ensoleillement. Placez à l’ombre les végétaux qui craignent la sécheresse ou aiment la fraîcheur (épinard, choux, salades, etc.), et en plein soleil ceux qui adorent la chaleur (thym, romarin, légumes racines, etc.).

  • Prenez également en compte une répartition irrégulière des nutriments dans le sol. Vous pourriez vous en rendre compte en observant les plantes spontanées, mais également la couleur et texture de la terre.

  • Adaptez les périodes de semis et plantation au climat local.

5. Observer et adapter l’organisation de son potager écologique

Le travail ne s’arrête pas après avoir organisé son potager en permaculture ! Au contraire : tout commence après la plantation.

Votre mission, si vous l’acceptez : observez. Prenez note des associations qui fonctionnent bien, des zones de votre jardin qui sont les plus productives, des emplacements où les feuilles brûlent, etc. Conservez ces apprentissages dans un carnet de jardinage, pour faire mieux l’année suivante !

N’hésitez pas à tester de nouvelles associations, de nouvelles techniques d’entretien, des fleurs originales, etc. Le potager, c’est aussi pour se faire plaisir.

C’est comme cela que vous apprendrez le plus : en essayant, en observant, en recommençant.


Vous avez maintenant toutes les clés pour organiser votre terrain en permaculture et récolter de bons légumes. Souvenez-vous que cette période de réflexion et planification est indispensable à la réussite de vos parcelles.

Vous voulez lancer votre propre jardin écologique, mais n’avez pas le temps de faire un plan de potager ? Nos experts sont à votre disposition ! Découvrez les mandalas de permaculture, une organisation du jardin esthétique et productive. 

 





Le Diagnostic de Terrain pour savoir où faire son potager

Ne faites pas la même erreur que presque tous les jardiniers en herbe ! Quand on souhaite créer son potager écologique, on se renseigne généralement sur les méthodes de culture. Buttes, fertilisants naturels, associations de plantes… C’est oublier une étape cruciale à tout projet de jardin nourricier : le diagnostic de terrain. Dans cet article, apprenez à observer les sites disponibles pour savoir où faire votre potager. Découvrez comment analyser le sol très simplement. Bref : mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre potager permaculture.

Pourquoi analyser son terrain avant de lancer un potager en permaculture ?

L’utilité du diagnostic de terrain

La première étape avant toute création de jardin en permaculture est l’observation du terrain.

  • Ce diagnostic permettra avant tout de savoir où faire un potager.

  • L’analyse de l’emplacement vous indiquera les éventuelles améliorations à apporter pour optimiser vos chances de réussites.

  • Cette étape de préparation vous permettra de réfléchir aux différentes opportunités de votre terrain.

Les deux types de facteurs à observer pour choisir l’emplacement de son potager

On distingue deux types de facteurs permettant de caractériser un site susceptible d’accueillir un potager.

  • Les facteurs abiotiques : ce qui ne tourne pas autour du vivant, mais est lié à l’écosystème. Cela inclut le climat, les qualités physiques d’un milieu, la topographie du terrain, etc.

  • Les facteurs biotiques : ce qui est vivant, soit la flore et la faune spontanée sur le site.

 

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Observer les caractéristiques du terrain pour savoir où faire son potager

Passons maintenant aux choses sérieuses : le diagnostic de terrain. Cette première observation de votre jardin vous aidera à savoir où faire un potager.

Commencez par considérer les facteurs abiotiques, c’est-à-dire les caractéristiques de ce qui n’est pas vivant dans l’écosystème.

L’espace disponible pour un potager

Cela semble évident, mais la première caractéristique à prendre en compte est l’espace disponible pour faire un potager.

Nous conseillons un espace de 40 m² pour deux personnes. C’est suffisant combler une bonne partie des besoins en fruits et légumes.

Ne soyez pas trop gourmand : commencez petit. Vous agrandirez l’espace au fil du temps… À condition d’avoir prévu un emplacement suffisamment vaste. 

L’ensoleillement du terrain

On ne vous apprend rien : pour pousser, les plantes ont besoin de soleil. On peut ajouter de l’ombre à un terrain trop exposé, mais l’inverse est rarement possible. Prenez donc le temps de calculer l’ensoleillement de votre parcelle, en hiver comme en été.

N’oubliez pas que de grands bâtiments ou arbres peuvent créer des zones d’ombre importantes… Et ralentir la croissance de vos végétaux.

  • Évitez de créer votre potager sur un site trop ombragé. Visez un ensoleillement de 6 h minimum par jour.

  • Orientez votre potager vers le sud ou l’ouest pour bénéficier d’un maximum de lumière.

Le paramètre de l’ensoleillement est indispensable : ne le négligez pas !

La présence d’eau dans le jardin

L’eau est essentielle au potager, même en permaculture. Préférez placer votre potager près d’un point d’eau.

Sachez néanmoins que de nombreuses méthodes d’arrosage écologique existent. L’utilisation d’oyas ou du goutte-à-goutte par exemple permet d’économiser l’eau (et son transport !).

Votre terrain est en pente ? Envisagez dès maintenant de profiter de la topographie pour récupérer les eaux de pluie. Elles tomberont naturellement vers le bas du terrain.

Un site à l’abri du vent

On en parle assez peu, mais le vent peut avoir des effets délétères sur le potager : dessèchement des feuilles et de la terre, déracinement, perte de sol…

Choisissez donc un lieu assez abrité du vent. Comment s’en assurer ?

Vous pouvez simplement accrocher un tissu en haut d’une perche, elle-même plantée à l’endroit où vous souhaitez faire un potager. Observez votre anémomètre improvisé à des horaires différents.

Le tissu est en permanence tendu par le vent ? Le site n’est pas idéal pour la création d’un jardin en permaculture… Si vous n’avez pas d’autres solutions, pensez à implanter une haie brise-vent.

L’accessibilité du terrain

Le facteur de l’accessibilité n’impactera pas tellement les plantes, mais plutôt le jardinier. Et c’est un facteur à ne pas négliger !

Un terrain trop en pente ou trop accidenté sera plus difficile à travailler et plus fatiguant. Le jardinage doit rester un plaisir, n’oubliez pas !

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Diagnostiquer le sol pour définir l’emplacement de son potager

Vous avez trouvé un terrain suffisamment ensoleillé, protégé du vent, avec une bonne accessibilité et un point d’eau à proximité ? Parfait ! Voyons maintenant si le sol est de bonne qualité.

La profondeur du sol

Commencez par vérifier la profondeur du sol.

  • Essayez de creuser sur plusieurs dizaines de centimètres. Si vous tombez sur une dalle de béton ou des canalisations, faites demi-tour ! Les plantes ont besoin d’une bonne profondeur racinaire.

  • Trouvez un espace assez éloigné des arbres. Ces derniers devraient être en bordure du potager, pas trop proche des plantations. Sinon, les grandes racines pourraient rivaliser avec les jeunes légumes.

Les caractéristiques physiques du sol

La structure de votre sol est primordiale pour créer un potager. Un sol lourd ou trop argileux n’est pas propice aux cultures… Pas plus qu’une terre trop légère ou trop sableuse.

Le test du boudin pour connaitre la composition de la terre

Des tests simples permettent d’évaluer les caractéristiques principales de votre sol et trouver l’endroit parfait où faire un potager. C’est le cas du test du boudin.

Pour le faire, il vous suffit de prendre une poignée de terre. Humidifiez-la. Essayez ensuite de former un boudin de 5 mm de diamètre et 10 cm de long. Observez le résultat.

  1. Le boudin est infaisable, la terre s’effrite : moins de 10 % d’argile.

  2. La terre forme un boudin difficilement : moins de 20 % d’argile.

  3. La terre forme un beau boudin lisse : entre 20 % et 25 % d’argile.

  4. Le boudin peut former un cercle en joignant les deux extrémités : plus de 30 % d’argile.

L’idéal est de se trouver entre 20 et 25 % d’argile.

  • En dessous, la terre, trop sableuse, ne retiendrait pas assez d’humidité. Les plantes risqueraient de s’assoiffer.

  • Au-dessus, la terre est trop compacte et imperméable. Les racines ont du mal à se frayer un chemin et la plante peut mourir asphyxiée.

Si la quantité d’argile de votre sol n’est pas adaptée, un travail du sol sera primordial avant de lancer votre potager.

Des tests complémentaires

Vous pouvez réaliser des tests plus approfondis pour savoir où faire votre potager. Les plus importants sont le test de pH et la recherche d’éléments polluants dans le sol.

Pour aller plus loin, faites appel à nos experts. Nous vous accompagnerons dans la réalisation d’un diagnostic de votre terrain et vous aiderons à retravailler votre sol.

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Reconnaitre la faune et flore spontanée sur sa parcelle de permaculture

Maintenant que vous connaissez les caractéristiques abiotiques de votre terrain, vous pouvez vous pencher sur ses habitants : ce sont les facteurs biotiques. Quelles plantes poussent spontanément sur le sol ? Quels animaux peuplent votre terre ?

Ces observations vous donneront de précieuses informations sur la richesse du terrain.

  •  Observez les plantes spontanées pour identifier les endroits fertiles du jardin. Chercher les plantes indicatrices, caractéristiques d’un certain type de sol. Les orties, par exemple, poussent dans les endroits riches en azote. Ce nutriment est essentiel pour les plantes du potager. Vous adapterez la quantité de fertilisant ou compost en fonction de ces observations.

  • Évaluez le nombre d’espèces de plantes présentes. Avoir une flore diversifiée permet d’accueillir un large panel d’insectes. Les végétaux de votre site vous semblent tous semblables ? Pensez à implanter des haies champêtres ou bocagères pour accueillir la faune.

  • Évaluez le nombre d’espèces d’insectes. Une faune diversifiée est la meilleure amie du jardinier ! En effet, les insectes se régulent naturellement, tout en apportant de multiples bénéfices à l’écosystème. Les pollinisateurs ont par exemple le rôle essentiel d’assurer la reproduction des plants.

 

Vous savez maintenant où faire un potager ! Prenez en compte tous les facteurs ci-dessus pour faire un choix stratégique. Gardez en tête les caractéristiques essentielles : l’ensoleillement, l’eau et la qualité du sol. N’oubliez pas : très peu de terrains sont parfaits. Ayez cependant conscience des contraintes, pour en faire de belles opportunités. Alors, prêts à commencer votre potager ?

La Taille des Arbres en Hiver : Réussissez cette étape indispensable

Vous avez peur de vous ennuyer au potager pendant l’hiver ? Pas de panique ! Il existe une activité de jardinage idéale pendant les mois les plus froids : la taille du verger. Pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers… Fruitiers à noyaux ou à pépins, les arbres sont en repos végétatif. Vous pouvez en profiter pour supprimer les branches gênantes et bourgeons en surplus… Sans risquer de perdre de la sève. Ce liquide végétal est principalement dans les racines de fin novembre à février. Dans cet article nous vous expliquons tout ce qu’il y a à savoir sur la taille des arbres en hiver : pourquoi élaguer les fruitiers, quelles branches couper et comment. À vos sécateurs !

Pourquoi faire la taille des arbres en hiver ?

La saison froide : période idéale pour l'entretien des arbres fruitiers

On recommande d’élaguer les fruitiers pendant la saison froide, car c’est la période de repos végétatif. Les feuilles sont tombées, la sève est conservée dans les racines. Seul un faible apport de ce liquide vital nourrit encore les branches. Vous pouvez donc couper les extrémités gênantes sans perdre de sirop végétal – ce qui épuiserait l’arbre.

5 raisons de tailler les arbres du verger

On sait maintenant pourquoi la taille du verger se fait en hiver. Mais, à la base, pourquoi doit-on élaguer ?

  1. On taille les bourgeons floraux pour répartir les fruits sur l’arbre. Cela permet de maintenir un apport de sève similaire à tous les fruits. Autrement, des grappes peu nourries se forment et la production diminue. On réduit également le risque qu’une branche se brise sous le poids.

  2. Réduire le nombre de bourgeons floraux permet de concentrer les ressources végétales (sève, eau, carbone) sur moins de fruits, qui seront plus gros et plus juteux.

  3. Pendant les premières années, on favorise les bourgeons à bois plutôt que les bourgeons floraux. De cette manière, on laisse l’arbre atteindre une taille raisonnable et équilibrée. Ensuite seulement, la production de fruits pourra commencer !

  4. Quand l’arbre est à maturité, on taille les bourgeons raméaux afin de limiter la croissance du bois. Ainsi, le fruitier concentre ses efforts sur la production de fruits savoureux, plutôt que sur les branches.

  5. La taille des arbres en hiver peut également équilibrer le volume des branches avec celui des racines. On repère un tel besoin lorsque l’arbre manque d’eau ou de ressources.

Quelles branches couper sur les arbres fruitiers ?

Attention à ne pas couper n’importe quels rameaux ! En élaguant au hasard, vous risqueriez d’affaiblir l’arbre ou de perdre votre production de fruits.

Différencier les bourgeons floraux et les bourgeons à bois

  • Les bourgeons floraux sont reconnaissables par leur volume. Ces cocons végétaux sont plus larges que les bourgeons à bois, plus globuleux. Ils sont, souvent, légèrement velus.

  • Les bourgeons à bois, ou bourgeons raméaux, sont plus petits et effilés. On observe de petites écailles vertes, plaquées contre le rameau.

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Tailler les branches gênantes

Vous pouvez également profiter de la taille des arbres en hiver pour couper les parties de l’arbre qui empêchent sa croissance, le déséquilibrent… Ou, éventuellement, dérangent votre circulation dans le verger.

  • Taillez les branches qui se croisent.

  • Supprimez les vieilles branches fatiguées et les rameaux malades.

À tout moment, veillez à maintenir le port et l’équilibre de votre fruitier. Késako ? Nous vous l’expliquons juste ici !

Qu’est-ce que la taille de formation des arbres fruitiers ?

Le port d’un arbre est sa silhouette. Lors de la taille du verger, il vous faut respecter cette allure naturelle. Sinon ? Le fruitier pourrait être déséquilibré et fragilisé. La taille de formation des arbres fruitiers se réalise pendant les premières années de vie. Elle consiste à sélectionner les rameaux et guider les branches pour former une charpente solide et stable.

On peut identifier 3 grands types de ports.

  • Les palmettes. Les fruitiers sont guidés de manière horizontale. Ils forment ainsi une palissade. Ce port est typique des poiriers.

  • Les gobelets. Les branches du fruitier s’insèrent toutes au même niveau sur le tronc.

  • Les tiges. Les branches ne prennent pas toutes naissances au même point et partent vers le haut. Le tronc est plus ou moins allongé selon qu’on parle de haute tige ou demi-tige. On retrouve souvent cette formation pour les vergers de pommiers.

Dans tous les cas, taillez toujours au-dessus du point de greffe : sinon, pas de fruits !

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Quel matériel pour la taille du verger ?

Le choix du matériel de coupe des arbres fruitiers

Pour réussir la taille des arbres en hiver, ne négligez pas la qualité du matériel.

  • Sélectionnez un sécateur adapté à la largeur de la section à découper.

  • Évitez d’utiliser une scie : elle fait trembler l’arbre, qui peut se mettre en situation de stress.

  • Utilisez toujours un matériel de coupe adapté et opérationnel (bien aiguisé).

L’entretien de son matériel d’élagage du jardin

  • Nettoyez et désinfectez votre matériel après chaque utilisation, et même entre chaque arbre taillé. Cela vous évitera de transmettre les maladies d’un fruitier à l’autre.

  • Aiguisez vos sécateurs régulièrement.

Les bons gestes pour la taille du verger

  • Taillez de sorte à avoir la lame coupante du sécateur au contact de la partie de l’arbre qui va rester. La mâchoire (contre-lame) se place du côté de la branche à supprimer. Ainsi, vous obtenez une coupe nette sur le rameau restant.

  • Taillez légèrement en biseau pour que l’eau ruisselle le long de la plaie et que l’humidité ne s’accumule pas.

Ces deux conseils sont essentiels. Appliquez-les pour éviter les maladies et le pourrissement.

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Pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers… Vous êtes maintenant prêt à élaguer vos arbres fruitiers ! La taille du verger est une opération qui ne doit pas se faire au hasard. Couper les rameaux excédents et branches gênantes assure une production optimale de fruits lors de la belle saison. Il serait dommage de s’en passer, non ? Si vous avez besoin de conseils supplémentaires ou de l’aide de professionnels dans votre potager écologique, contactez-nous !

Protéger le Potager du Gel : Choix des Légumes et Astuces vertes

Winter is coming… Les ravissants cristaux de glace qui se déposent sur la pelouse ravissent autant les enfants qu’ils effrayent les jardiniers. Pour ces derniers, un seul enjeu : protéger les légumes du gel. En agriculture, nous composons avec le givre depuis des générations. Nos aïeux établissaient leur calendrier de plantations en fonction des fêtes dans le calendrier. La Sainte-Catherine, le 25 novembre, alerte de l’arrivée des températures froides. Les Saints de glace – les 11, 12 et 13 mai – annoncent la fin des gelées. Au cours du temps, les maraichers ont trouvé des moyens pour protéger le potager du gel. Dans cet article, apprenez à choisir des légumes supportant le gel et découvrez nos méthodes de protection des plantes contre le froid. Après cela, vous serez prêt à accueillir l’hiver !

Les informations à surveiller pour protéger les légumes du gel

Le gel est un phénomène naturel. En tant que jardinier, vous devez l’accepter ! Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas protéger votre jardin du froid, loin de là.

Dès que les températures baissent, surveillez attentivement la météo, en particulier :

  • la température réelle ;

  • la température ressentie, qui peut être refroidie par le vent par exemple. 

Souvenez-vous que les parties aériennes des plantes gèlent entre 0 °C et – 2 °C. Le sol, quant à lui, gèle à des températures inférieures à – 2 °C.

Le jardin se rafraîchit ? Il est temps de mettre en place des astuces pour protéger le potager du gel !

Les méthodes naturelles de protection des plantes contre le froid

Heureusement pour vous, la nature n’a pas attendu les jardiniers pour se défendre contre le froid. Les légumes ont adopté quelques protections naturelles contre le gel.

Composition antigel des cellules 

La composition même des cellules végétales permet parfois de protéger la plante du froid. Ainsi, les cellules riches en sucres ont une meilleure résistance au gel. La glace permet même d’augmenter la teneur en sucre de ces végétaux. Conséquence ? Une meilleure défense contre les basses températures… et un impact positif sur le goût après quelques gelées !

Structure de la plante pour passer l’hiver

La structure de la plante est également une excellente défense contre le froid.

  • Les plantes se développant en rosettes, comme la mâche, augmentent leur résistance au gel en profitant de la chaleur du sol.

  • Les légumes racines se mettent à l’abri du gel en se développant dans la terre.

Ces mécanismes incroyables vous aident à protéger le potager du gel, sans rien faire. D’où l’importance de bien choisir ses légumes en hiver.

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Les légumes résistant au gel

Les légumes supportant le gel et les températures inférieures à – 5 °C

Stars de l’hiver, les légumes supportant le mieux le gel sont les suivants :

  • ail et oignon ;

  • céleri-rave ;

  • chicorée ;

  • choux (brocolis, chinois, de Bruxelles, frisé, kale, pommé, rave) ;

  • cresson, épinard, mâche, oseille ;

  • laitue (d’hiver, frisée) ;

  • panais ;

  • poireau ;

  • radis d’hiver ;

  • salsifis ;

  • topinambour ;

  • persil.

Vous voyez, vous n’allez pas vous ennuyer dans le potager d’hiver !

Les légumes supportant les températures entre – 4 et – 2 °C

Pour des températures maintenues au-dessus de – 4 °C, certains légumes permettent de ne pas vous casser la tête au moment de protéger les légumes du gel. Sans crainte, vous pouvez garder en place :

  • artichaut ;

  • asperge ;

  • betterave ;

  • blette ;

  • carotte ;

  • céleri-branche ;

  • chou-fleur ;

  • endive ;

  • fenouil ;

  • fève ;

  • navet ;

  • pois ;

  • pomme de terre ;

  • radis ;

  • roquette ;

  • rutabaga.

Les légumes gélifs : qui ne supportent pas les gelées

Les légumes riches en eau sont forcément très sensibles au gel. Les cristaux se forment dans la plante et augmentent de volume. De l’extérieur, vous pouvez voir la peau du légume se fendre. On ne parle non pas d’engelures, mais de gélivures.

La tomate en est un parfait exemple. Si vous avez déjà vu ce fruit juteux prendre un coup de froid, vous avez forcément remarqué les crevasses formées par le gel.

Les légumes gélifs, à éviter en hiver, sont les suivants :

  • aubergine ;

  • concombre ;

  • courge ;

  • courgette ;

  • haricot ;

  • maïs ;

  • melon ;

  • pastèque ;

  • piment ;

  • poivron ;

  • tomate.

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Protéger le potager du gel : nos essentiels

Je vous rassure : vous n’êtes pas impuissant face au froid. Voilà quelques conseils pour défendre le jardin contre le froid.

Le paillage en hiver : un très bon isolant

Couvrir le sol est essentiel en été comme en hiver. Lorsque les températures baissent, le paillage crée un excellent isolant pour protéger le sol du gel. Rassemblez feuilles mortes, paille ou paillettes de chanvre. Couvrez la terre, au pied des cultures et des arbres, avec une couche d’au moins 10 cm.

Les voiles d’hivernage pour protéger les légumes du vent froid

Les voiles d’hivernage sont une très bonne protection des plantes contre le froid. Ces toiles permettent de couper les vents glaciaux, tout en gardant une aération correcte.

  • Créez un tunnel au-dessus des plantes pour protéger les légumes du gel. Pour cela, plantez des anneaux métalliques et couvrez-le du voile d’hivernage. Assurez-vous de bien enfoncer la structure dans la terre. Autrement, tout risque de s’écrouler en cas de vent !

  • Enveloppez arbres fruitiers et arbustes sensibles, du pied aux feuilles. Veillez à laisser de l’amplitude. Ne serrez pas trop le voile d’hivernage à la base de l’arbre, pour éviter l’accumulation d’humidité.

La couche chaude pour protéger le potager du gel

Pensez également à cultiver en couche chaude pour mettre à l’abri du froid les cultures et légumes.

  • Utilisez du fumier pour constituer votre couche chaude.

  • Incorporez du broyat dans la couche chaude pour créer une butte de culture durable.

  • Recouvrez-la de terre végétale.

  • Attendez quelques jours après disposition du fumier de cheval pour que la température de ce dernier baisse et ne brûle pas les graines.

  • Semez sur place.

 

Le gel est un phénomène naturel. Comme la pluie, le vent ou le soleil, le jardinier doit s’y adapter ! Dès l’arrivée des températures froides, protéger son potager du gel est indispensable. Choisissez les bons semis, ajoutez un épais paillage et utilisez éventuellement des voiles d’hivernage ou du fumier de cheval. Surtout : adaptez-vous à votre climat local : tentez, expérimentez, apprenez et profitez de votre potager. Vous avez du mal à protéger vos plantes du froid ? N’hésitez pas à faire appel à nos jardiniers !