Arrosage du potager permaculture | les meilleurs systèmes et astuces

L’eau est une ressource précieuse et essentielle à la croissance de savoureux légumes. Le traditionnel tuyau d’arrosage, de même que le système de sprinkler oscillant, est gourmand en eau et peu précis. Il existe aujourd’hui des méthodes d’arrosages écologiques et extrêmement efficaces, adaptés aux petits potagers comme aux grands jardins. Vous ne savez pas quel système choisir pour l’arrosage de votre potager en permaculture ? Découvrez les oyas, l’arrosage goutte-à-goutte et d’autres conseils de jardiniers experts pour arroser de manière écologique, facile et rapide.

1.   Le goutte-à-goutte : arrosage performant et écologique

Lorsque l’on cherche un système d’arrosage écologique, économique et performant, le goutte-à-goutte est souvent recommandé. Il consiste à utiliser un tuyau poreux ou percé, placé intelligemment à proximité de chaque légume. L’eau s’écoulant dans le tuyau d’arrosage sera distribuée aux parcelles dans la bonne quantité. Cette méthode d’irrigation du sol est efficace et apporte de nombreux avantages. Voilà pourquoi choisir une technologie goutte à goutte pour arroser vos légumes :

  • amélioration de la croissance des plants, par un apport adéquat en eau ;

  • automatisation de l’arrosage, pratique en cas d’absence prolongée ;

  • arrosage personnalisé de chaque parcelle, voire chaque légume ;

  • système qui ne mouille pas les feuilles et aide ainsi à prévenir du mildiou ;

  • diminution des mauvaises herbes et adventices, puisque seule la plante choisie est arrosée ;

  • économies d’eau.

Si le système est bien réalisé, cet arrosage précis et autonome peut augmenter grandement les performances de votre potager écologique. Il faut toutefois être prêt à faire un investissement. Le système du goutte-à-goutte est à favoriser pour les grands jardins et pour les jardiniers du dimanche souhaitant une solution d’arrosage avec un minimum de travail.

2.   Les oyas : typique de l’arrosage du potager en permaculture

Les avantages des oyas, système d’arrosage écologique et discret

Les oyas sont une solution d’arrosage écologique et économique de choix ! Le principe ? Une poterie est enterrée, à proximité des parcelles de culture. L’eau contenue dans l’oyas se diffuse petit à petit dans le sol, à travers les parois poreuses. Visionnez cette courte vidéo pour mieux comprendre le fonctionnement des oyas et leurs bénéfices.

Arroser son potager écologique avec des oyas : schéma de la mise en place et du fonctionnement

Arroser son potager écologique avec des oyas : schéma de la mise en place et du fonctionnement

Cet arrosage low tech aux multiples avantages est souvent choisi par les jardiniers écologiques en quête de solutions frugales. Voilà quelques points forts des oyas :

  • système d’arrosage facile d’utilisation, pratique en cas d’absence prolongée ;

  • objet artisanal, écologique et respectueux de l’environnement , soutenant le savoir-faire de notre territoire ;

  • arrosage efficace et rapide : il suffit de remplir l’oyas d’eau une fois par semaine environ, selon la taille et la quantité d’eau nécessaire ;

  • solution qui ne mouille pas les feuilles et aide ainsi à prévenir du mildiou ;

  • humidification de la terre en profondeur, favorisant le développement des systèmes racinaires ;

  • économies d’eau.

Contrairement au système d’arrosage goutte à goutte, les oyas ne permettent pas de calculer un apport d’eau précis, adapté à la parcelle. Seuls la taille de l’oyas, son emplacement et son remplissage permettent d’adapter l’intensité de l’arrosage.

Où trouver des oyas de qualité ?

Rubus travaille avec Oyas environnement, fournisseur d’oyas fabriqués en France. Il existe d’autres sites pour se procurer des poteries d’arrosage écologique, tel que Oyas.ch. Pensez à rechercher les potiers artisanaux près de chez vous, qui proposent parfois ces pots appréciés en permaculture.

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Arrosage low tech : fabriquer soi-même son oyas

Enfin, pour tester le système sans dépenser un sou, n’hésitez pas à fabriquer vos oyas vous-même ! Il suffit pour cela de prendre un pot en terre cuite, de type pot de fleurs, de mettre un bouchon de liège dans le trou et d’enfoncer votre oyas fait-maison dans le sol. L’eau va progressivement suinter dans la terre et, par porosité, arroser votre potager en permaculture. Néanmoins, si vous optez pour cette option d’arrosage pas cher, sachez que la qualité ne sera pas optimale car la porosité de ces pots n’est pas adaptée comme celles des oyas que l’on retrouve chez les artisans spécialistes.

Vous pouvez couvrir le pot en terre pour éviter l’évaporation ou laisser ce point d’eau disponible pour les oiseaux - qui ne se rabattront plus sur vos fruits juteux pour étancher leur soif. Chez Rubus, nous conseillons à nos clients de les fermer et d’installer un point d’eau annexe à disposition de la faune.

3.   L’arrosoir, système d’arrosage écologique mais oublié

Un arrosoir comme système d’arrosage du potager en permaculture, cela vous surprend ? Cette solution semble trop simple, trop ancienne, trop dépassée. Pourtant, bien que plus chronophage, l’arrosoir a de nombreux avantages.

  • Un arrosage localisé permet de ne pas mouiller les feuilles, ce qui évite de favoriser la sécheresse des plantes ou les maladies ;

  • système économique et minimaliste ;

  • favorise l’observation des plantes et de leur état de santé ;

  • arrosage personnalisé et adapté à l’humidité de la terre et l’état de la plante.

Pour éviter le plastique, matériau controversé et peu durable, tournez-vous vers un arrosoir en métal qui durera très longtemps. Choisissez un récipient avec une tête d’arrosage amovible, qui permet un apport d’eau en pluie ou localisé.

Profitez de votre arrosage à l’ancienne pour enrichir l’eau avec un purin d’ortie ou de consoude une fois par semaine. Ces engrais naturels aideront la croissance de vos plantes et l’apparition de savoureux légumes.

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Astuces supplémentaires pour bien arroser votre potager en permaculture

Quelques astuces de jardiniers confirmés permettent d’économiser l’eau de son potager. Ainsi, l’arrosage est moins fréquent et bien plus écologique. Voilà nos astuces pour bien arroser vos légumes.

Pailler votre sol : une couverture indispensable pour économiser l’eau

Comme nous l’évoquons très souvent, couvrir le sol est indispensable pour un potager écologique. En effet, cette couverture végétale permet de conserver la fraicheur du sol, mais aussi son humidité. Moins d’évaporation, moins de sécheresse donc moins d’arrosage ! Ajoutez une tonte de pelouse ou des déchets verts collectés au jardin pour économiser l’eau sans rien dépenser.

Arroser intelligemment

L’arrosage ne doit pas se faire au hasard. La gestion raisonnable de l’eau en permaculture, comme toute autre ressource, est indispensable. Ainsi, n’arrosez que si vos plantes en ont besoin, vérifiez si la pluie ne va pas faire cette tâche à votre place et arrosez au bon moment. Faut-il arroser le soir ou le matin ? Cela dépend de la saison. En général, il est préférable d’arroser au moment le plus frais de la journée, pour éviter que l’eau ne s’évapore avant même de s’infiltrer dans le sol. En été, arrosez en début de soirée pour que les plantations profitent d’une terre humide le plus longtemps possible. Certaines plantes sensibles aux maladies propagées en milieu humide peuvent être arrosées le matin ou en fin d’après-midi, sur sol encore tiède.

Installer un récupérateur d’eau de pluie

Le récupérateur d’eau de pluie est un équipement très pratique pour économiser l’eau. Pour un arrosage pas cher et écologique, placez un bac à la sortie de chaque gouttière ou reliez les gouttières entre elles jusqu’à une unique sortie. L’eau de pluie, douce et peu polluée, est parfaite pour arroser votre potager écologique. Les récupérateurs d’eau de pluie peuvent être enterrés, pour gagner de la place, ou posés en surface, pour faciliter leur installation. Pensez également à récupérer l’eau de cuisson ou de lavage des légumes pour recycler cette ressource précieuse.

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Vous connaissez maintenant les meilleurs systèmes d’arrosage du potager en permaculture ! Mettez en place progressivement ces conseils d’économie d’eau et d’entretien du jardin pour récolter des fruits et légumes biologiques, avec un minimum de travail. Les experts Rubus se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans l’installation et l’entretien de votre potager et vous aider à choisir la méthode d’arrosage écologique adaptée à votre espace.


Que faire au potager permaculture en juin ?

Juin marque le début de l’été et une hausse des températures. Les rayons du soleil caressent les feuilles et accompagnent la croissance des plantations. Réussir cette période estivale est la garantie de récolter, dans les mois suivants, tomates juteuses, aromates parfumés et légumes savoureux. Vous ne savez pas comment entretenir votre potager écologique au début de la période estivale ? Vous vous demandez quelles salades planter en juin ? Quels semis réaliser au début de l’été ? Nous vous dévoilons des actions à faire dans votre potager de permaculture en juin.

Les semis à préparer au mois de juin

Les semis de juin à faire en pleine terre

De nombreux conseils pour réussir mai au potager sont toujours valables en juin et de multiples semis s’adaptent à merveille au soleil estival. Vous pouvez donc planter, directement en pleine terre, les graines de :

  • basilic ;

  • persil ;

  • laitues ;

  • haricots ;

  • chicorées ;

  • navets ;

  • carottes ;

  • radis ;

  • betteraves ;

  • concombres ;

  • fenouil ;

  • maïs ;

  • panais ;

  • blettes.

Les semis en prévision de l’hiver

L’envie de profiter des légumes d’été au potager ne doit pas nous faire oublier de préparer l’hiver ! Semez dès juin, en pépinière ou en serre :

  • chicorées frisées ;

  • choux fleurs ;

  • choux verts et rouges ;

  • choux asiatiques.

Les fruits et légumes à planter au potager permaculture en juin

Plantations sous le soleil de juin

Il y a de nombreuses choses à faire dans son potager en permaculture en juin, à commencer par les plantations ! Les chaleurs estivales s’installent progressivement, accueillant les fruits et légumes les plus frileux. Il est temps de retirer les éventuels voilages et cloche de protections sur vos parcelles écologiques. Sortez vos semis des serres pour les planter en pleine terre. Les cultures d’été profiteront des rayons du soleil de juin pour pousser :

  • courges ;

  • courgettes ;

  • tomates ;

  • maïs ;

  • melon ;

  • aubergines ;

  • laitues ;

  • basilic, à cultiver à l’ombre des plants de tomates ;

  • patates douces, dont vous pouvez faire grimper les lianes au-dessus des cultures au sol pour leur faire de l’ombre.

Plantez également les légumes qui seront récoltés à l’automne :

  • céleri branche et céleri rave ;

  • choux verts et rouges ;

  • choux-fleurs ;

  • choux de Bruxelles ;

  • poireaux.

Veillez à faire des associations de culture intelligentes, pour profiter de différents services écosystémiques et équilibrer la consommation des nutriments de la terre.

Les boutures d’aromatiques

Juin est un mois idéal pour bouturer différentes herbes aromatiques dans votre potager biologique. Les boutures de romarin et sauges sont faciles à réaliser.

  • Récupérez les jeunes pousses aromatiques, qui se forment au-dessus de l’ancienne floraison. Chaque branchette collectée devrait mesurer 10 à 20 cm.

  • Enlevez les feuilles parfumées sur la moitié environ. Récupérer ces aromates pour en faire des infusions ou de délicieuses recettes.

  • Plantez les boutures dans un pot à semis ou, à défaut, une coquille ou boîte d'œufs.

  • Arrosez vos jeunes plantes et placez-les à mi-ombre.

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L’entretien du jardin potager en juin : méthodes de permaculture

Tuteurer les plantes grimpantes

Les courges sont très utiles dans un potager en permaculture : elles peuvent courir au pied des plants, pour garder la fraicheur de la terre, ou grandir en hauteur pour faire de l’ombre aux feuilles sensibles.

Pour que les courges prennent moins de place au sol et protègent les plants du soleil, vous pouvez les faire grimper sur des ficelles — attachées à une armature au-dessus du potager, une branche d’arbre ou la structure d’une serre — ou sur des tuteurs fins et longs.

Pensez également à tuteurer les tomates si ce n’est pas encore fait.

Tailler certaines plantes estivales

Pour entretenir son potager en permaculture en juin, il est parfois nécessaire de tailler les plants de courges, aubergines et tomates. Cela permet aux végétaux de pousser plus haut et de concentrer la photosynthèse sur quelques légumes, gros et savoureux. Pour cela, supprimez les gourmands, petites feuilles qui apparaissent entre la tige principale et les branches. Vous pouvez choisir de laisser les gourmands pour avoir un buisson de légumes. Dans tous les cas, pensez à éliminer les branches très basses, qui touchent la terre et risquent de favoriser les maladies.

Vous pouvez également tailler les plantations de melons et concombres. La taille va accélérer la production de fruits de vos plants.

Couvrir le sol pour le protéger de la sécheresse de juin

En été plus que dans toute autre saison, il est essentiel de couvrir la terre du potager. Technique incontournable de la permaculture, la couverture garde le sol frais et humide. Pour profiter d’un paillage gratuit, arrachez les plants de fèves et échalotes déjà récoltés, éclaircissez les parcelles de betteraves et carottes, récupérez les tontes de pelouse et étalez une couche végétale généreuse sur le sol, entre les cultures. La paille fonctionne également bien et rend l’espace champêtre. Pour un rendu encore plus soigné, utilisez des copeaux de bois (le BRF étant un incroyable revêtement pour votre sol).

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Les récoltes du potager en permaculture à savourer en juin

Le mois de juin marque le début de l’été et annonce des recettes rafraichissantes et savoureuses avec les légumes de votre potager en permaculture.

  • Récoltez les fleurs de tilleul, à déguster en infusion.

  • Arrachez les oignons montés en graines, qui ne grossiront plus. Il ne vous reste qu’à les consommer dans les semaines suivantes, tige verte incluse.

  • Grattez la terre et récupérez les pommes de terre primeurs, cachées sous le paillage. Ces trésors à peau très fine sont à cuisiner rapidement.

Fraises, carottes primeurs, pois, laitues, radis… Rendez-vous sur Facebook et Instagram pour retrouver le calendrier des fruits et légumes à récolter et savourer en juin, avec un zoom sur les semences écologiques proposées par Rubus !

Vous avez maintenant toutes les clés pour réussir le mois de juin dans votre potager en permaculture. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à contacter notre équipe d'experts passionnés pour profiter chez vous de leurs conseils au potager.


Comment commencer un potager écologique ? 3 étapes clef

De plus en plus, l’agriculture urbaine est proposée comme une solution d'alimentation durable accessible au plus grand nombre. L’aménagement et l’entretien d’une parcelle productive est de plus en plus facile. Vous vous demandez comment commencer un potager écologique ? Vous souhaitez jardiner pour récolter de bons fruits et légumes du jardin ? Vous n’avez pas la main verte, mais souhaitez créer un écosystème de permaculture ? Découvrez les 3 étapes pour remplacer votre pelouse par un jardin nourricier et biologique.  

1. Créer son potager écologique en s’aidant des modèles de la permaculture

La permaculture ne se limite pas aux immenses terrains autonomes. Au contraire : la permaculture est une vision, bien plus qu’une méthode d’agriculture écologique. Pour commencer un potager écologique dans son jardin, il est donc très facile de glaner quelques conseils et méthodes permaculturels, facilement reproductibles.

Choisir le bon emplacement

Commencez par choisir le bon emplacement pour installer votre potager écologique et durable.

  • Si possible, orientez votre parterre de micro-maraîchage au sud et évitez les zones ombragées. Ainsi, vos légumes pousseront avec un maximum de lumière du soleil. Il sera toujours possible de créer des zones d’ombres, pour les plantes sensibles.

  • Choisissez un emplacement protégé du vent, grâce à des haies par exemple.

  • Assurez-vous de disposer d’un point d’eau à proximité, pour faciliter l’arrosage de votre jardin maraîcher.

Pour aller plus loin, découvrez cet article complet sur le diagnostic de terrain : vous saurez enfin où faire votre potager !

Une taille de potager adaptée à ses besoins

Si vous débutez et que vous avez choisi d'installer votre potager par vous-même, commencez par une surface d’environ 30 m². Cela vous permettra d’appréhender les techniques de jardinage de base, tout en vous fournissant de délicieux fruits et légumes frais. En appliquant quelques méthodes de permaculture, vous pourrez atteindre un rendement suffisant pour 2 personnes. Par la suite, si vous trouvez le temps, vous pourrez agrandir la zone de plantation. Comptez 50 à 70 m² pour nourrir une famille de 4 ou 5 personnes.

Dessiner un plan de potager

Avant de commencer votre potager écologique, dessinez un schéma de votre potager idéal. Commencez par crayonner les obstacles non-déplaçables (maison, terrasse, arbre, etc.) puis ajoutez plusieurs parcelles séparées. Cette délimitation facilitera les associations de cultures et les rotations, au fil des années.

Vous ne savez pas comment dessiner votre potager ? Inspirez-vous des mandalas de permaculture, qui permettent de créer un beau jardin nourricier. Esthétique et ergonomique, le design de votre potager doit faciliter l’accès à chaque plante par le jardinier, laisser suffisamment d’espaces aux fruits et légumes pour se développer et favoriser l’intégration de la biodiversité.

  • Facilitez l’accès de chaque côté de la parcelle en prévoyant des chemins sans plantations et en dessinant des parcelles d’une largeur maximum de 1 m 20.

  • Favorisez le développement de la biodiversité en envisageant des cabanes à insectes, des zones sauvages et fleuries, des haies et séparations naturelles, etc.

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2. La préparation du sol, étape indispensable pour commencer un potager écologique

Observer son terrain

Avant de commencer un potager écologique, il vous faudra apprendre à connaître votre sol. En effet, toutes les actions de fertilisation ou amendement de la terre ne pourront changer drastiquement les conditions naturelles de votre terrain. Observez la terre et les plantes qui y poussent spontanément : ces dernières donnent de bonnes indications quant à la nature du sol, son pH et sa richesse en nutriments. Le sol semble-t-il calcaire ? La terre est-elle drainée ou constituée de grains très fin et argileux ? Le terrain est-il pauvre ou fertile ?

Préparer et amender la terre, naturellement

En fonction du diagnostic du terrain, vous pourrez corriger d’éventuelles carences :

  • l’amendement, apport de terre extérieure, permet de modifier la structure du sol et sa qualité ;

  • l’ajout d’engrais naturel sera utile pour enrichir un sol pauvre en nutriments. Les méthodes de fertilisation les plus écologiques comprennent le compost et le semis d’engrais vert, plantes qui ont la capacité de fixer l’azote de l’air.

Pour installer un potager naturel, vous devrez ensuite ameublir la terre.

  • Commencez par désherber la parcelle. Le sarcloir, ou ratissoire, permet d’arracher facilement les adventices. Si vous prenez votre temps, pensez à bâcher votre terrain quelques mois en avance : l’élimination des mauvaises herbes sera fait naturellement et sans effort.

  • Ensuite, travaillez la terre sans la retourner grâce à une grelinette, outil de jardinage très utilisé en permaculture familiale. Cette fourche écologique favorise l’implantation des racines, sans exposer la biodiversité du sol au soleil destructeur.

  • Utilisez un croc et un râteau pour homogénéiser la surface de plantation.

  • Enfin, couvrez le sol pour conserver son humidité et ses nutriments. Il vous suffit pour cela de placer sur la terre une couverture végétale, tout simplement. Choisissez le paillage naturel qui correspond à vos besoins : paille, tonte de pelouse, BRF (Bois Raméal Fragmenté), paillettes de chanvre, etc.

Créer des buttes inspirées de la permaculture

Les buttes de permaculture méritent un article à elles seules. Pour faire court, ce sont des zones de plantation, surélevées grâce à plusieurs couches de matière organique. Parmi leurs avantages multiples, elles permettent de planter sur un sol très nutritif sans épuiser la terre de son terrain et de gagner plus de 10 % de surface grâce aux côtés, qui seront exploités.

Il existe plusieurs types de buttes, à adapter à votre projet. Notez que pour certains potagers en permaculture, il serait plus bénéfique d’opter pour un système de lasagnes, voire parfois de culture en creux ou au sol. Chez Rubus, nous évitons l’intégration de rondins de bois dans le fond des buttes, car ils attirent les rongeurs et se décomposent mal sous notre climat.

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3. Semer et planter : donner vie à son premier potager

Semer des graines et des plants adaptés

Une fois vos parcelles prêtes, vous allez pouvoir planter ! Adaptez votre choix de semences aux conditions climatiques de votre région : pluviométrie, force du vent, température, ensoleillement, etc. Les actions saisonnières à faire dans un potager bio peuvent être décalées de près d’un mois entre le Nord et le Sud de la France.

  • Munissez-vous d’une serfouette, aussi appelée houette. Avec cet outil polyvalent, vous pourrez biner puis creuser des trous ou sillons, pour y placer vos graines.

  • Utilisez un semoir pour mettre en terre les plus petites semences.

  • Pensez à arroser, fertiliser et éclaircir régulièrement les parcelles pour entretenir votre jardin productif.

  • Surtout, soyez patient : laissez pousser et mûrir vos jeunes plants avant la récolte !

Penser aux associations et rotations de cultures

Avant la plantation, renseignez-vous sur les associations de cultures. Cette méthode est très utilisée en permaculture et agriculture biologique. Elle consiste à planter, sur une même surface, plusieurs végétaux d’espèces différentes, aux besoins et services écosystémiques complémentaires. Par exemple, le basilic planté au pied des tomates profite de l’ombre des feuilles et éloigne les moustiques, le thym protège les choux de la piéride, etc. Les plantes associées vont consommer différents minéraux dans le sol, ou en apporter dans le cas des légumineuses fixatrices d’azote, ce qui évitera l’épuisement de la terre.

Vous savez maintenant comment commencer un potager écologique. Si, toutefois, vous préférez faire appel à l’expertise d’un spécialiste, nous nous tenons à votre disposition pour simplifier l’installation d’un jardin nourricier.


Que faire au potager en mai ? Semis et plantations faciles

En mai, plantons ce qu’il nous plaît ! Le mois de mai marque le début des températures douces et chaudes. C’est donc une période très active au potager, avec beaucoup de légumes à planter et entretenir. Vous ne savez pas quoi planter à cette période de l’année ? Vous vous demandez que faire au potager en mai ? Vous voulez des conseils faciles pour entretenir votre jardin et y récolter de délicieux légumes ? Semis, plantations, entretien facile… Découvrez ce que vous pouvez faire au potager en mai, même si vous êtes débutant ou manquez de temps !

Les plantes à semer au potager en mai

À partir de mi-mai, les Saints de Glace sont passés. Les risques de gelées nocturnes étant loin derrière nous, il est temps de planter les légumes qui craignent le froid.

Pour gagner du temps, achetez des semis prêts

Les débutants préféreront acheter des semis tout prêts. En effet, planter les graines est plus compliqué que de mettre en terre une petite plante aguerrie. Les graines sont fragiles, sensibles au froid et demandent une quantité adaptée d’eau - au risque de s’assécher ou, au contraire, de pourrir.

Si vous n’avez pas de semis prêts ou n’osez pas vous lancer dans le grand bain, pas de panique ! Vous pouvez tout simplement vous rendre dans des magasins spécialisés, ou après de petits producteurs locaux, pour récupérer des plants prêts à mettre en terre. Préférez des variétés résistantes et reproductibles. C’est important si vous souhaitez replanter vos propres graines par la suite.

Jardiniers à la main verte : faites vos propres semis

Pour faire des économies, vous pouvez également faire les semis vous-même. À cette période, vous pouvez planter en intérieur :

  • les cucurbitacées (courge, potiron, concombre, courgette, melon, etc.) que vous pourrez sortir après les Saints de Glace (11, 12 et 13 mai) ;

  • les tomates qui craignent les températures inférieures à 12 °C ;

  • les choux ;

  • le basilic.

En extérieur, vous pouvez mettre directement en terre les graines des légumes peu fragiles, à savoir :

  • les radis et carottes, que vous pouvez associer sur la même surface. Ces légumes peuvent être semés tout au long du mois, en échelonné, pour répartir les récoltes ;

  • les poireaux, à semer tout au long du mois ;

  • les légumes feuilles, comme les salades ou les épinards. 

Pensez également aux fleurs utiles au potager. Vous pouvez les intercaler dans les espaces libres ou à proximité des plantations : soucis, œillets d’Inde, cosmos, bourrache, etc. Ces plantes peuvent attirer les insectes pollinisateurs, nourrir le sol ou protéger vos légumes des insectes gourmands.

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Les légumes à planter au milieu du printemps

Planter intelligemment : les associations de végétaux

Au potager, mai est la période des plantations par excellence. Une fois passées les dernières gelées nocturnes, les jeunes pousses ne demandent qu’à être mises en pleine terre. Lors de ce processus, évitez absolument les monocultures. Pensez aux associations de différentes familles, qui protègent les plants des maladies, des ravageurs, de la sécheresse, mais également des carences de nutriments.

À cette période, vous pouvez par exemple planter la MILPA, une association très connue. Aussi appelée « les trois sœurs », cette méthode consiste à juxtaposer du maïs, des haricots grimpants et des courges. Lorsque les plants de maïs font une dizaine de centimètres, plantez à leur pied des haricots, qui grimperont sur la tige déjà grande. Répartissez des graines de courges sur la même surface, dont les feuilles conserveront le sol frais et humide.

Les légumes à planter en mai

De manière générale, les semis à planter dans votre potager extérieur sont :

  • les salades ;

  • les épinards ;

  • les blettes ;

  • les poireaux ;

  • les betteraves ;

  • les choux ;

  • les pommes de terre ;

  • les topinambours ;

  • les aromatiques qui ne craignent pas le froid.

Attendre la deuxième moitié de mai pour planter les légumes sensibles au froid :

  • les tomates ;

  • les poivrons ;

  • les aubergines ;

  • les courges ;

  • les courgettes ;

  • les concombres ;

  • les melons ;

  • le basilic et tous les aromatiques.

L’entretien à faire au potager en mai, facile mais indispensable

Qui dit plantations dit également entretien du potager. Au mois de mai, pensez à effectuer ces quelques tâches pour protéger vos plants et assurer de produire de beaux légumes.

Couvrez votre sol

Faites très facilement un compostage en surface en étalant les tontes de pelouse ou les fanes de légumes sur les parcelles du potager. Cette couverture protège le sol de la chaleur et de la sécheresse, tout en apportant des nutriments. Paillez et couvrez la terre tant qu’elle est encore humide, afin d’anticiper les chaleurs de l’été.

Éclaircissez les semis en place

Éclaircissez régulièrement les radis, carottes et betteraves, afin de laisser de la place aux légumes en croissance. Vous pouvez déguster les jeunes radis récoltés, qui sont tendres et goûteux. Même les feuilles, peu fibreuses, sont délicieuses en soupe ou en salade.

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Tuteurez les tomates

Idéalement, placez les tuteurs avant la plantation des tomates. Cela permet de ne pas abimer le système racinaire des végétaux déjà en terre. Idéalement, laissez vos tomates grimper sur de grands tuteurs (2 m). Ce système facilite les récoltes et aère le plant, grâce à sa structure allongée, lui permettant de mieux faire face aux maladies potentielles comme le mildiou. Nous vous conseillons des tuteurs en bambous ou en bois, arrangés en tipi, ou des spirales en aluminium (thermo isolant).

Buttez les pommes de terre

Buttez les pommes de terre lorsqu’elles atteignent 20 cm de hauteur. Pour cette action très simple, il vous suffit d’ajouter de la matière organique (herbe tondue ou feuilles coupées) sur 5 à 10 cm au pied du légume. Cela vous permettra d’avoir de belles pommes de terre, au niveau de la surface couverte.

Protégez les légumes sensibles au froid

Protégez éventuellement les plants sensibles à la fraîcheur nocturne, en plaçant le soir une cagette retournée ou une cloche réutilisable. C’est utile pour les tomates, courgettes ou aubergines qui ont été plantées avant les dernières gelées de mi-mai. Pour éviter cette tâche, plantez ces légumes fragiles un peu plus tard, tout simplement.

Voilà pour les différentes actions à faire au potager en mai. Semis, plantations, entretien facile… Vous savez tout ! Si vous avez besoin d’aide pour lancer votre potager ou choisir des graines de qualité, n’hésitez pas à contacter notre équipe passionnée.