Jardins historiques : les méthodes à travers les siècles pour vous inspirer

Alors que l’agriculture conventionnelle abreuve les sols de pesticides et engrais chimiques, les particuliers cherchent à revenir aux méthodes d’autrefois. L’histoire du potager prouve la possibilité de se passer des pesticides délétères. Quoi de mieux que l’étude des jardins historiques pour découvrir des techniques de culture écologiques et productives ? Découvrez le modèle du potager ancien jusqu’à nos jours et les meilleures leçons des moines vivant en autonomie alimentaire.

L’histoire du potager : des premiers jardins cultivés à nos jours 

L’origine des jardins cultivés

La première description de jardin remonte à celle du jardin d’Éden. Ce lieu mythique était un verger fruitier, mais aussi un jardin potager (voir Florent Quellier, Histoire du jardin potager (2012)).

Au cours des siècles, le potager se développe dans les monastères comme chez les nobles. Il confère une autonomie alimentaire et devient très vite le symbole d’une nature domestiquée au service de l’être humain. 

Depuis l’époque médiévale, les potagers monastiques et royaux ont été valorisés à travers de nombreux écrits, à l’inverse des potagers domestiques. Ces jardins individuels n’étant pas soumis à la dime (impôt), il y a peu de traces écrites dans les registres sur ces espaces. Pourtant, les parcelles cultivées chez les particuliers permettaient d’assurer un approvisionnement durant les périodes de famine. 

Les jardins historiques, salvateurs durant les temps de guerre 

Le potager devient une réponse à la pénurie pendant les guerres. Symbole de précarité, il sera donc mal vu pendant les 30 Glorieuses. 

Malgré cette mauvaise presse, le jardin cultivé aura toujours été lieu d’innovation technique et scientifique. 

L’arrivée des supermarchés dans les années 60 va chambouler les modes consommation et faire oublier ces espaces nourriciers individuels...

La vision du potager de nos jours

Après une période d’oubli, le potager urbain retrouve ses lettres de noblesse. Cultiver ses propres légumes symbolise un retour au naturel, à l’essentiel. Par ailleurs, il s’inscrit dans la recherche d’une alimentation saine, voire d’une autonomie partielle. 

Grâce à des méthodes respectueuses du vivant, comme la permaculture, le jardinier se met à l’écoute du potager, de son écosystème et ses interactions. L’objectif ? Tirer profit de l’abondance naturelle que nous offre le sol, pour manger ultra frais et ultra local… Tout en préservant la biodiversité en danger et participant à la création d’un monde plus durable. Quel programme ! 




Vous souhaitez découvrir les méthodes de culture des potagers anciens ? De nombreux lieux historiques reproduisent les espaces nourriciers, selon les modèles du passé. Découvrez bientôt sur le blog notre sélection de potagers à visiter… Et découvrez dès maintenant les leçons du passé des moines. 

Le modèle du potager ancien : la typologie des jardins monastiques 

L’inspiration des potagers d’églises

Le jardin monastique est un modèle inspirant. Les religieux y cultivaient des plantes médicinales, des fruits et légumes pour la consommation du couvent, ainsi que des plantes d’ornement. Véritable espace nourricier, mais également lieu méditatif et presque sacré, il fournit de précieuses leçons aux créateurs de potagers partagés.

La composition du jardin monastique : un aperçu des méthodes d’antan

Le jardin monastique est composé de trois parties distinctes : 

  • Le jardin des simples, où l’on cultive plantes médicinales, aromates et condiments. Ces espaces étaient surélevés, pour éviter aux moines de se courber : vous aurez reconnu les prémices du carré potager ! 

  • L’enclos, espace potager où se font les cultures maraichères. Le régime des moines étant essentiellement végétarien, la culture des légumineuses était la plus importante. On y plantait également de nombreux légumes racines et crucifères, parfaits pour les potages. 

  • Le verger, où les vignes poussaient sur des fruitiers divers qui variaient en fonction des régions. 

Le potager ancien : plus qu’un espace nourricier, un lieu symbolique

Les plans de potager du Moyen-Âge ajoutent une dimension religieuse. Les espaces s’organisent pour favoriser le calme et la prière, pour symboliser les 4 éléments ou pour représenter la Trinité. Plus qu’un jardin nourricier, les parcelles monastiques sont de véritables lieux de bien-être et symboles. 

Par chance, ou connaissance du vivant, ces méthodes mystiques servaient la productivité des parcelles. 

  • En effet, les trios de carrés potagers permettaient de faire des associations bénéfiques à la croissance des plantes, et d’assurer une rotation de culture. 

  • Le verger assurait un apport d’eau et de nutriments puisés dans la terre. 

  • Les légumineuses, quant à elle, enrichissaient le sol d’azote. 

  • Enfin, la large gamme de végétaux accueillait une biodiversité au service de l’ensemble du jardin. 




L’étude des jardins historiques prouve que la compréhension du vivant suffit à produire en abondance, sans recours aux pesticides ou engrais chimiques. Rubus s’inspire des méthodes de potager ancien, améliorées par des décennies de progrès en permaculture. Ces techniques respectueuses de l’environnement redonnent vie à nos sols, tout en offrant des légumes sains et savoureux. 

Un perpétuel travail de recherche, alliant savoir d’antan et dernières découvertes, nous permet de vous proposer le potager dont vous avez besoin, en ville, en entreprise, au pied de votre immeuble ou dans votre jardin domestique. N’hésitez pas à nous contacter pour installer votre potager clé en main !  




TOP 10 des raisons (méconnues) de faire son potager !

Pourquoi jardiner ? Quand on peut tranquillement aller au (super)marché du coin pour acheter ses légumes, cultiver ses propres plantes semble beaucoup de travail. Pourtant, vous aimez sûrement sortir dans votre jardin, regarder les fleurs pousser ou arroser vos quelques pots d’aromates. Et si ces petits plaisirs pouvaient devenir une habitude épanouissante ? Pour enfin passer à l’action et convaincre toute votre famille de semer avec vous, découvrez les 10 meilleurs avantages du potager écologique (le 5e semble inattendu !). 




1. Mangez des légumes ultras frais 

Midi approche. Vous vous demandez ce que vous pourriez bien manger pour déjeuner… Vous sortez dans le jardin, regardez les légumes mûrs. Aller, en entrée, ça sera une salade de tomates avec un filet d’huile d’olive et quelques feuilles de basilic. En plat, quelques haricots verts frais et une bonne omelette. 

Vous cueillez vos tomates gorgées de soleil, votre basilic parfumé et vos haricots d’un vert vif. Une petite demi-heure plus tard, vous êtes prêt à déguster !

Pas de légumes en conserve, pas de tomate au goût d’eau, pas d’aromates surgelés. Seulement du frais, et même de l’ultra frais ! Et ça, ça fait la différence.  

La route est courte du jardin à l’assiette. C’est bénéfique pour l’environnement (mais on y reviendra, un peu de patience !), mais aussi pour votre palais. Eh oui ! Vous cueillez les fruits à maturité optimale pour les déguster immédiatement. Vous profitez alors d’une qualité gustative unique et d’une texture optimale. Miam ! 

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2. Une totale transparence pour une bonne santé

Pas de pesticides dans les légumes du jardin...

Vos légumes n’ont plus aucun secret pour vous. 

Provenance, pesticides, condition de travail des producteurs… Toutes ces questions n’ont pas lieu d’être : le producteur, c’est vous ! La localité, c’est ici ! Vous savez de source sûre (c’est-à-dire vous-même) que ces légumes sont ultra bio. Pas de produits chimiques, pas d’abeilles tuées dans les champs. 

… Mais des nutriments à gogo !

Résultat ? Vous prenez soin de votre santé. D’abord, vous évitez les résidus de pesticides, pouvant créer un effet cocktail explosif dans le corps. Mais, en plus, vous consommez une véritable bombe de nutriments (mais une bombe bénéfique cette fois, vous suivez ?).

Saviez-vous que le brocoli perd ¼ de ses vitamines C après seulement 3 jours de stockage à température ambiante ? Ce chou délicieux n’est pas une exception. Même au réfrigérateur, les épinards perdent par exemple ⅓ de ces mêmes nutriments en 3 jours (source). Incroyable… Mais vrai !

Avec les légumes du jardin, vous n’avez pas ce problème. Vous récoltez « à la demande » et consommez 100 % (ou presque) des nutriments. Votre corps vous dit merci ! 

3. Valorisez votre jardin

En cultivant vos propres légumes, vous redonnez une identité à votre jardin. À nouveau utile, cet espace revient au cœur de la famille.

Jour après jour, saison après saison, année après année, vous admirez votre potager écologique se transformer et s’embellir. La vie y revient, s’y développe. Vos voisins vous demandent des conseils, attendent vos secrets (vous pouvez les rediriger vers le blog de Rubus ;).)

Vous êtes fier.ère de votre jardin, et vous avez bien raison ! 

4. Une invitation au partage

Alors qu’on s’isole de plus en plus derrière nos écrans, le potager en permaculture est une véritable invitation au partage. 

Petits et grands s’y promènent, apprenant les uns des autres. Les plus âgés se souviendront peut-être d’un temps où les champs étaient plus proches des villes, partageront leurs souvenirs. Les enfants demanderont avec une curiosité pétillante le nom de chaque plante, de chaque légume, de chaque pollinisateur. 

Le week-end, profitez de ce bel espace écologique pour inviter des amis ou voisins, dans un moment de convivialité. En semaine, rassemblez vos collègues autour des tomates cerises fraîches du potager d’entreprise pour une parenthèse de détente. 

Oui oui, c’est tout ça que le potager écologique vous offre. Et bien plus... 


5. Un moment relaxant

Relaxant, le jardinage ? Cet avantage du potager écologique peut vous sembler farfelu, voire menteur ! Et pourtant… 

Une routine de jardinage est une réelle bulle de détente. Écoutez le son régulier de l’eau qui arrose les plantes ou des abeilles qui butinent. Concentrez-vous pleinement sur le moment présent en retirant les gourmands de vos tomates ou en semant vos radis. Humez le parfum du thym, du persil et même de la terre fraîche. Vous y êtes ? 

Cette reconnexion à la nature et au vivant permet de se relaxer. Une séance de jardinage se rapproche finalement d’une méditation productive ! 

Pourquoi jardiner ne pourrait pas aussi vous détendre au travail ? C’est possible, avec un potager écologique d’entreprise. Ce type d’initiative est fabuleux pour améliorer le bien-être au travail… Et la productivité (entre deux pauses gourmandes, en tout cas !).


6. Cultivez vos connaissances 

Dans un potager écologique, on ne cultive pas seulement les fruits et légumes. On cultive aussi ses connaissances !

Pour les plus jeunes, ou les plus débutants, le premier contact avec la permaculture attise la curiosité. Tout est source d’apprentissage, de la limace grignotant les salades aux courgettes poussant mieux ici que là. Le potager écologique est un lieu d’expérimentation, et de progrès par l’observation.

Même pour les plus expérimentés, le jardin réserve toujours de belles surprises. 


7. Gagnez en autonomie alimentaire

Cela semble évident, c’est pourtant un des avantages majeurs du potager écologique : on gagne en autonomie alimentaire. Et ce n’est pas rien !

Vous cultivez vos propres légumes pour vos plats mijotés et salades d’été, vos propres fruits pour vos tartes et compotes. Vous récoltez même vos plantes aromatiques pour les tisanes et assaisonnements. 

Fini les légumes venus du bout du monde. Fini les pénuries de carottes au supermarché. Vous avez tout ce qu’il vous faut (ou une partie, au moins) derrière votre maison, voire sur votre balcon. 

Plutôt rassurant (et économique !), non ?


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8. Personnalisez votre espace 

Pourquoi jardiner ? Pour avoir un espace à votre image ! Le potager en permaculture est personnalisable à l’infini ! 

Bacs, carrés potagers, buttes de permaculture, planches de culture… Laissez libre cours à votre imagination. Grâce aux mandalas et autres plans de potagers originaux, vous transformez votre cour en un lieu esthétique et unique. 

Vous personnalisez aussi les récoltes en plantant vos fruits et légumes préférés, au fil des saisons. 

Vous pouvez même choisir des accessoires de jardin qui vous ressemblent : oyas artisanaux, pots de fleurs peints en famille ou grelinette dernier cri. 


9. Diminuez votre impact carbone

Voilà certainement l’un des avantages du potager écologique dont nous avons le plus besoin en ce moment : la diminution de l’impact carbone. 

C’est assez logique, quand on y pense : en limitant vos trajets en voiture vers les magasins, vous évitez l’émission de gaz à effet de serre. 

Mais ce n’est pas tout ! En retrouvant l’amour des bons légumes et des bons petits plats maison, vous limitez de plus en plus vos achats au supermarché. Banco : encore un acte écologique.

Enfin, et c’est moins connu, vous permettez de stocker du carbone. Oui oui, vous avez bien lu : votre petit potager écologique prend du carbone de l’atmosphère et l’enferme dans son sol et ses plantes (source, entre autres). Bien joué ! 

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10. Améliorez la biodiversité locale

Dernier bénéfice du potager permaculture, et non des moindres : la protection de la biodiversité locale ! 

Vous offrez aux insectes un espace sans pesticides et riche en plantes diverses. Les pollinisateurs s’en donnent à cœur joie : abeilles, bourdons, papillons, etc. Plantez des fleurs mellifères pour leur servir un délicieux festin.

De plus, vous offrez de la nourriture, de l’eau (éventuellement) et des abris aux oiseaux. Soyez prêt à leur offrir les branches les plus hautes de vos arbres fruitiers.

Enfin, vous entretenez une biodiversité invisible, mais essentielle : les microorganismes des sols. Bactéries, champignons et vers de terre se multiplient sous vos pieds, aidant vos plantes à pousser, survivre et se développer. 


Vous vous demandiez pourquoi jardiner... La vraie question est : qu’attendez-vous ?

Jardiner est bon pour la santé, pour sa vie sociale, pour sa matière grise, pour la planète… Alors, qu’est-ce qu’on attend ?

On a beau connaître les avantages du potager écologique, le passage à l’action est parfois compliqué. Manque de temps, manque de connaissances, manque de matériel… L’envie est là, mais le reste semble absent !

Alors, que faire ? 

Alors, quand est-ce qu’on se retrouve dans votre jardin ?


Créer un Jardin écologique sur son Balcon : nos conseils pour un petit potager urbain réussi

Vous voulez créer une bulle de permaculture sur votre balcon ? Quelle bonne idée ! Malgré les petites surfaces, les potagers urbains sont une merveilleuse occasion de produire une partie de ses fruits, légumes et plantes aromatiques. À Paris, Bordeaux, Toulouse ou Lyon, les terrasses s’ornent de végétaux comestibles. Découvrez les 3 étapes indispensables pour créer un petit potager urbain écologique et récolter légumes et aromates sur vos bords de fenêtres !



1. Diagnostiquer son balcon avant d’y installer un petit potager urbain

Avant toute installation de potager sur son balcon, il est indispensable de réfléchir au projet ! Que souhaitez-vous récolter ? Quelles sont vos ressources ? Fixez-vous des objectifs réalisables en fonction du contexte et votre lieu de vie. Un petit balcon à Paris, entouré de grands immeubles, n’aura pas le même potentiel qu’une terrasse bien ensoleillée à Bordeaux, Lyon ou Toulouse.

Voilà 3 éléments clés à évaluer pour bien préparer votre espace de permaculture sur balcon.

L’exposition au soleil de son balcon

Vérifiez avant tout l’ensoleillement de votre balcon. Le choix des plantes à cultiver dépendra de l’exposition disponible.

  • Mettez un rappel sur votre téléphone à plusieurs heures de la journée.

  • Observez, pendant une semaine minimum, l’ensoleillement de votre balcon a différents horaires.

Le soleil arrivant sur votre terrasse urbaine dépendra de :

  • l’orientation : plein sud est idéal, le nord est à éviter ;

  • les obstacles : un arbre fait de l’ombre à votre balcon ? Un grand immeuble cache le soleil ? Certaines plantes ne pourront pas être cultivées sur votre terrasse.

L’exposition au vent de sa terrasse urbaine

Tâchez également d’évaluer l’intensité du vent sur votre balcon.

  • Attachez un chiffon au bout d’un manche à balai.

  • Placez votre anémomètre maison au centre de votre espace extérieur.

  • Observez le chiffon à plusieurs heures de la journée, pendant une semaine minimum.

Si le chiffon est toujours levé, c’est que votre balcon est exposé au vent. Certaines plantes, comme les grimpantes, s’y accommodent mal.

L’espace et les ressources disponibles pour son petit potager urbain

Enfin, l’usage de votre espace de permaculture sur balcon dépendra de l’espace disponible… Et le temps que vous souhaitez y accorder !

  • Certaines méthodes permettent de gagner de l’espace, comme les jardinières sur rambardes ou les colonnes de plantes. Attention cependant au poids auquel résiste votre balcon.

  • Un potager de balcon demande généralement 1 à 3 h de jardinage par semaine. Pas plus !

 

2. Choisir les plantes à cultiver sur son balcon écologique

Passons maintenant à l’étape amusante : le choix des plantes ! C’est le moment de rêver, de laisser aller vos envies… Avant de vérifier leur compatibilité avec un potager permaculture sur balcon.

Conseils généraux sur le choix des plantes de balcon

  • Veillez à sélectionner des végétaux dont les racines sont peu profondes. C’est le cas des aromates en particulier.

  • Optimisez votre petit potager urbain en semant des plantes vivaces, donnant plusieurs récoltes dans l’année. Les fraisiers sont idéaux par exemple : résistants, petits… et délicieux !

  • Compléter les plantations avec des légumes saisonniers.

  • Favorisez les plantes en hauteur, qui occupent peu de surface au sol… Mais valorisent l’espace vertical de votre balcon. Vous préfèrerez par exemple un plan de tomate ou de poivron à une salade ou des courgettes.

  • Pour optimiser l’espace, cultivez des plantes de balcon qui assaisonneront vos repas toute l’année. C’est le cas des piments par exemple : un plant vous offrira une dizaine de légumes, à faire sécher et réduire en poudre pour la conserver. 

Les légumes à récolter en permaculture sur son balcon

Votre terrasse est bien exposée ? C’est parfait pour un petit potager urbain ! Voilà quelques végétaux comestibles parfaits pour le balcon.

  • Les tomates et piments poussent bien en été sur les terrasses ensoleillées. Coupez les gourmands et guidez-les en hauteur pour économiser de la place au sol. Par exemple, servez-vous de votre balustrade comme support pour les élever. Vous pouvez également placer un treillis sur les murs de votre balcon.

  • Faites pousser des laitues, mâches ou de la roquette : leur culture est facile et la récolte peut se fait au besoin. Attention, ces légumes sont volumineux au sol.

  • Les choux kale, à la fois plante ornementale et légume du potager, sont une bonne option. Cueillez-les feuille à feuille.

  • Plantez de l’ail, oignon et des radis, des condiments peu profonds qui poussent facilement en permaculture sur balcon.

  • Les aromates sont idéaux en petit potager urbain. Plantez sauge, thym et romarin de manière permanente. Conservez de la place pour le basilic, la ciboulette, coriandre et les diverses herbes aromatiques de saison. Adaptez le choix des plantes à l’ensoleillement et l’exposition au vent.

 

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Les plantes ornementales sur un potager de balcon écologique

Choisissez vos plantes ornementales en fonction de l’espace disponible, de leurs avantages permaculturels et de l’exposition au vent et au soleil de votre balcon.

  • Les œillets d’Inde sont des fleurs magnifiques, faciles à cultiver sur la terrasse, qui éloignent les insectes des légumes.

  • Pour un potager exposé au vent, plantez des lianes solides et persistantes dans les espaces les plus abrités. Le faux jasmin, les érables du Japon ou le fusain d’Europe par exemple.

  • Sur une terrasse peu ensoleillée, plantez des végétaux d’ombre : l’helxine, les pervenches, les pétunias et différentes fougères par exemple.

 

3.      Mettre en place les pots et jardinières en permaculture sur son balcon

Voilà l’étape la plus difficile pour certains : la mise en place du potager urbain sur la terrasse !

Choisissez un matériel adapté à la culture sur terrasse urbaine

Un grand bac offre un écosystème plus résilient que plusieurs jardinières isolées les unes des autres. Pour créer un espace de permaculture sur balcon, préférez donc la première option !

Les systèmes racinaires des plants potagers sont très divers en profondeur et largeur. Ils demanderont différentes formes de pots et jardinières.

  • Pour les tomates et piments, favorisez des jardinières avec au moins 30 cm d’épaisseur de substrat. De même pour les aromates comme le romarin et le thym.

  • Les laitues, mâches et roquettes s’accommodent à des épaisseurs plus faibles si besoin.

  • Prévoyez au moins 20 cm pour l’ail, l’oignon et les radis roses. Le légume doit avoir la place de se développer sous terre !

  • Le chou kale, plus gourmand en espace, nécessite au minimum 50 cm de profondeur de terre et de diamètre.

Les plantes ornementales vivaces nécessiteront une épaisseur de substrat plus importante pour survivre sur le long terme.

  • Pour les grimpantes ou arbustes, choisissez des jardinières de 60 cm à 1 m de haut. Remplissez 1 tiers de votre pot avec des billes d’argiles ou de la pouzzolane : cela favorisera le drainage et limitera le poids du potager sur balcon.

  • Pour des plantes d’ombre, de type couvre-sol et fougère, 20 à 30 cm de terre suffiront.

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Améliorer la production de ses plantes de bord de fenêtre

Pour optimiser la production de votre balcon, utilisez une méthode célèbre de la permaculture : la lasagne ! Cette technique écologique consiste à empiler des strates de matières organiques, pour créer un fertilisant écologique directement dans le sol. L’avantage ? Vous pouvez aussi le faire dans vos pots et jardinières !

  1. Commencez par récolter de la matière sèche (feuilles mortes, brindilles, herbe de tonte séchée, etc.) et organique (épluchures de fruits et légumes accumulées pendant la semaine ou auprès des voisins).

  2. Choisissez un pot ou une jardinière assez haute, pour avoir la place d’empiler les couches de matière organique.

  3. Réalisez votre lasagne de balcon en alternant les couches de matière sèche et d’épluchures fraiches. Commencez toujours par une belle épaisseur sèche au fond : cela permet d’absorber l’humidité et d’aérer le substrat.

  4. Aux 2/3 du pot, tassez un peu, mouillez votre lasagne et laissez reposer un ou deux jours.

  5. Recouvrez ensuite la matière organique d’un substrat spécial pots et jardinières. 5 à 10 cm de terreau suffisent.

Voilà, votre lasagne de permaculture sur balcon est prête ! Il ne reste plus qu’à planter.

Optimiser l’espace de son potager sur balcon

Plantez vos légumes de manière à optimiser l’espace en 3D. Par exemple :

  • placez des haricots ou plants de tomates en hauteur ;

  • couvrez le sol avec des salades ou radis ;

  • occupez les profondeurs avec quelques plants d’ail ou oignon ;

  • comblez les espaces libres avec les plantes aromatiques de saison. Leur cycle de croissance court est très pratique !

Cette technique de permaculture, idéale sur les balcons, vous fera gagner beaucoup d’espace.

 

Vous connaissez maintenant les 3 étapes pour créer un potager en permaculture sur votre balcon : préparer son projet, choisir les plantes, appliquer des techniques écologiques d’optimisation de la production. Prêts à cultiver en ville ? Pour passer à l’action facilement, découvrez mois après mois notre sélection de graines écologiques et de bonne qualité.

Jardin écologique en mai : tous nos conseils pour réussir !

En mai, fais ce qu’il te plait ! Ce célèbre adage est (presque) vrai au potager. Une fois les Saints de Glace passés, plantations et semis en extérieur seront au rendez-vous. Alors, que faire au potager permaculture en mai ? Quels sont les légumes à planter au milieu du printemps ? Découvrez nos conseils d’entretien du jardin écologique en mai et la liste des semis du mois. Sans plus attendre… Plantons !

 

Les graines et légumes à planter en mai

Les Saints de Glace et les dernières gelées du printemps

On recommande généralement d’attendre la fin des Saints de Glace pour repiquer les semis fragiles en extérieur. Ces trois dates fatidiques marqueraient les dernières nuits de gel : 11, 12 et 13 mai.

Selon votre climat local, il serait même plus prudent d’attendre la Saint-Urbain, le 25 mai, avant d’envisager toute plantation en pleine terre.

Les semis à protéger selon la météo du mois

Selon votre climat local, il vous faudra protéger ces graines du froid. Fragiles, ces jeunes plants ne supporteraient pas le gel des fameux Saints de Glace !

Semez, sous abri ou en pleine terre, les graines suivantes :

  • aneth ;

  • basilic ;

  • origan ;

  • persil ;

  • thym ;

  • ciboulette ;

  • laitue ;

  • laitue asperge ;

  • betteraves ;

  • melons ;

  • céleri branche ;

  • céleri rave ;

  • chicorée ;

  • chou brocoli ;

  • chou chinois ;

  • chou de Bruxelles ;

  • chou de milan ;

  • chou kale ;

  • chou rouge ;

  • chou rutabaga ;

  • chou rave ;

  • poivron ;

  • piment ;

  • pois ;

  • rhubarbe ;

  • concombre ;

  • cornichon ;

  • côte de blette ;

  • courges maxima, moschata et pepo ;

  • courgette ;

  • tomate ;

  • tomate cerise ;

  • fenouil.

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Les semis à planter en extérieur au milieu du printemps

D’autres graines résisteront sans difficulté aux dernières températures fraiches… Tout en profitant joyeusement des rayons du soleil printaniers ! Plantez dans le potager permaculture de mai les graines de :

  • maïs ;

  • carottes ;

  • épinard ;

  • haricot à écosser ;

  • haricot mange-tout ;

  • navet ;

  • oignon ;

  • oseille ;

  • panais ;

  • pastèque ;

  • poireau ;

  • radis ;

  • salsifis.

Les plantations du jardin écologique de mai

Quels sont les légumes à planter en mai ? Voilà une belle sélection de végétaux qui pousseront toute la saison, pour nous permettre de cuisiner des salades rafraichissantes en été. Au milieu du printemps, repiquez au jardin écologique les jeunes plants de :

  • piment ;

  • poivron ;

  • aubergine ;

  • tomate ;

  • chou-fleur ;

  • chicorée ;

  • scarole.

 

L’entretien du potager permaculture en mai : le purin d’ortie

La nature est extrêmement productive, surtout sous le soleil printanier. Cependant, une petite aide écologique n’est jamais de refus ! En permaculture, on utilise de nombreux fertilisants naturels. La star de la saison ? Le purin d’ortie !

Cette potion magique aidera vos jeunes légumes à produire davantage. Voici la recette de cette macération. Malgré son odeur, elle deviendra bientôt votre meilleure alliée.

 

Préparation du purin d’ortie

  • Récoltez vos orties avant leur montée en graines.

  • Séparez et compostez la partie de la tige sans feuilles.

  • Coupez en morceaux les tiges fines et feuilles d’ortie. Plus les fragments seront petits, plus le purin sera efficace. En effet, les éléments nutritifs passeront plus facilement de la plante à la solution. Alors, ne soyez pas avare en coups de ciseaux !

  • Mettez les plantes dans le volume d’eau correspondant : 2 kilos d’orties pour 10 L d’eau. Vous pouvez faciliter le filtrage de votre solution en mettant les végétaux dans un tissu filtrant (un vieux mi-bas, par exemple !).

  • Couvrez votre contenant et placez-le à l’ombre, loin de votre logement de préférence (cela évitera les mauvaises odeurs !).

  • Laissez macérer 2 à 3 semaines dans un lieu ombragé. Mélangez la solution de temps en temps (une fois par jour, idéalement). Cela sentira fort, c’est normal. Pensez bien à couvrir à chaque fois pour éviter les nids d’insectes.

  • La macération est terminée quand aucune bulle ne remonte à la surface, même en mélangeant. Le purin d’ortie est prêt !

 

Application du fertilisant star de la permaculture

L’application du purin d’ortie se fait généralement pendant l’arrosage.

  • Diluez 1 litre de macération dans 10 litres d’eau. Ce mélange est essentiel ! Sinon, vous risqueriez d’ajouter trop d’azote dans le sol. Le fertilisant miraculeux devient alors… Un désherbant.  

  • Arrosez les plantes avec cette solution, tous les 15 jours en plus de votre arrosage écologique habituel. Veillez à ne pas mouiller les feuilles.

Vous nous en direz des nouvelles !

Les (délicieuses !) récoltes du jardin écologique au milieu du printemps

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Le potager permaculture de mai produit de plus en plus de légumes.

  • Les choux sont toujours présents, mais diffèrent des variétés hivernales : chou frisé, brocoli à jets et chou-fleur de printemps se feront une place dans vos cuisines.

  • Continuez à récolter de la mâche, savourez quelques jeunes feuilles d’épinards et boostez vos salades printanières avec de la laitue, de la roquette, de l’oignon blanc ou encore de la betterave.

  • Le légume phare du mois de mai : l’asperge, évidemment ! Dégustez-la en velouté, en salade ou légèrement poêlée pour profiter de toutes ses saveurs.

  • Préparez un bon ragoût ou une tarte de printemps avec du poireau, de la carotte, du navet et des fèves.

  • Du côté des desserts ? Profitez du goût acidulé de la rhubarbe en compote ou crumble.

  • Selon le climat local, vous pourrez également récolter vos premiers fruits rouges : fraises et groseilles, à consommer sans modération !

 

Vous connaissez maintenant nos secrets pour réussir le potager permaculture de mai. Votre routine de jardinage ce mois-ci : semer, planter, arroser ! Pensez également au purin d’orties pour accélérer la croissance de vos légumes du jardin écologique de mai. Vous avez peur des grandes chaleurs estivales ? Préparez-vous en créant dès maintenant des zones d’ombre au potager.